tourisme
Posté le 14.05.2008 par stagebarcelone
Posté le 14.05.2008 par stagebarcelone
Lundi, c'est la Pentecôte, ou "segona pasqua" ici. Donc férié :) Ayant fait les musées samedi, glandé dimanche, l'excursion du week-end est donc prévue pour aujourd'hui. Enfin, tout va dépendre de ma motivation à me lever de bonne heure et surtout du temps, la météo étant encore pessimiste. 7h30 je suis réveillé, et le ciel ne semble pas très menaçant. C'est donc parti pour la préparation du sac à dos, et vérification du vélo.
But du jour : aller en train à Vic, ville située à une bonne centaine de kilomètres de Barcelone. De là, je ne suis plus qu'à une trentaine de kilomètres de vélo d'un lac de barrage, situé dans des gorges et comportant une église qui, après un long séjour sous les eaux, est maintenant de retour à la surface.
Départ en début de matinée de Barcelona Sants pour un trajet de 1h30. Je me retrouve dans le même wagon que le club des joyeux moutons, version retraités de la SNCF. Deux d'entre eux sont d'ailleurs assez pittoresques, sorte de couple entre Laurel/Hardy et Bouvard/Pécuchet. Le petit gros semble être le GO du voyage, ou du moins se comporte comme tel. Il exhibe fièrement une casquette de chef de gare et un badge avec les lettres SNCF brodées. Quand il ne tient pas compagnie à son acolyte, il se balade dans tout le wagon pour vérifier auprès de ses ouailles si tout va bien, tout en narrant des anecdotes sans doute très intéressantes à condition d'être cheminot (ou pas d'ailleurs, car le succès ne semble pas toujours au rendez-vous même auprès de ses congénères). Enfin bon, grâce à lui, je suis maintenant incollable sur la différence entre le "Pullman Orient Express" et le "Vénus Orient Express". Laurel, lui, est beaucoup plus discret. figure angulause, petites lunettes sur le bout du nez et collier de barbe, veste de velours marron. Le parfait cliché du vieux prof. Il tient un petit carnet sur lequel il semble noter frénétiquement chaque changement de voie, croisement, etc. Tente d'intéresser Hardy (qui s'en fout éperdument) aux différents types de rails et d'engins d'entretien utilisés par les Espagnols. Leur observation m'aura bien occupé la moitié du voyage.
Arrivé à Vic, je tombe assez vite sur la place principale. Immense, grande esplanade servant sans doute pour les marchés. Petit passage par l'office de tourisme histoire de récupérer la carte de la région et le plan de la ville. Visite rapide de Vic, où l'on trouve une église, monastère, ou chapelle à chaque coin de rue. Petite halte à la cathédrale, très impressionnante malgré encore une fois une avalanche de styles différents cohabitant parfois sans grande harmonie. En tout cas, les piliers massifs à section carrée et l'ensemble des peintures murales impose le respect. Il est déjà midi, temps de reprendre le vélo si je veux trouver mon lac.
Je quitte Vic par une route plutôt plate, mais l'horizon bouché de partout par des montagnes ne me laisse pas grand espoir quant à l'état de mes jambes à la fin de la journée. Petite halte pique-nique sous l'œil interrogateur d'un troupeau de vaches, de passage dans le coin. Après s'être assurées que je ne leur voulais pas de mal, elles continuent à brouter (l'inverse est également vrai, je continue donc mon sandwich). Un peu partout dès que la pente le permet, on trouve de mini-champs de blés, je ne sais pas comment ils le fauchent mais je vois mal une moissonneuse batteuse passer par ici.
Quelques lacets plus loin, le paysage commence à changer. Les collines font place à de petites montagnes (1300m pour le plus haut sommet du coin) dont les sommets érodés forment des falaises, donnant au coin un petit air Colorado, la végétation en plus. Je finis enfin par trouver mon lac, rafraîchi par la première averse de la journée. Je suis pile à l'opposé de l'église, que je distingue sur l'autre rive. Consultation de la carte, une route (enfin, un machin signalé par un ruban blanc discontinu) semble se frayer un passage en bas d'une des falaises, et rejoindre une route plus importante donnant peut-être accès à un autre chemin semblant se diriger vers l'église. Devant tant de certitudes, je me remets en selle. Le premier chemin est comme prévu assez accidenté. Je n'y croise que des 4x4 qui s'y aventurent avec précaution, et dans plus d'un passage je suis un peu crispé sur les freins, ne voulant surtout pas prendre de vitesse. Il n'empêche, les points de vue sont splendides. Un micro-climat semble bien installé dans ces gorges, la végétation fait plus penser à une forêt humide qu'à un maquis méditerranéen. Je finis par atteindre ma route, puis le barrage.
En ce qui concerne le barrage, petite explication pour l'église : Lors de la mise en eau, un village a du être évacué avant d'être englouti. Seul dépassait des eaux le sommet de l'église, dans les années 1970. Mais depuis, le niveau de l'eau a baissé d'une bonne cinquantaine de mètres. Pourquoi ? Je n'en sais rien. Je ne sais pas non plus depuis quand, si c'est passager ou pas, etc. Le résultat est en tout cas que le barrage semble complètement inutile, les vannes étant plusieurs dizaines de mètres au-dessus du niveau de l'eau, et surtout l'église est maintenant au sec ainsi que quelques ruines de maison. C'est donc l'attraction du coin. Après le barrage, cap sur l'église que je trouve sans difficulté. Il est déjà 15h00, il serait temps de penser à rentrer.
Pour le retour, j'ai repéré une route un peu plus importante que mes chemins à flanc de colline. Un gars du coin m'indique que j'y trouverai également moins de montées et de descentes. Je suis sceptique, le barrage se situe à la cote 100 et la route franchit un col à la cote 1000. Enfin bon, pas trop le choix. Maintenant, j'avoue que le gars avait raison. Il n'y avait qu'une seule montée. Seulement, elle faisait 10kms. J'ai été presque content quand une grosse averse est arrivée, à la moitié de la montée, pour me rafraîchir. Par contre, après le col, le pour bonheur, c'est la descente qui elle aussi faisait 10kms. Arrivé à Vic sans avoir donné un coup de pédale depuis presque une demi-heure, je réussis à attraper le train de 16h45. Le retour aura été plus direct que l'aller.
Arrivé à l'appart, petit chat avec la famille (coucou Mamie ;) ) et nouveau départ pour un spectacle de flamenco déniché placa Reial par Bérengère.
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080512_Vic/album.php
Posté le 12.05.2008 par stagebarcelone

Samedi : Après un réveil finalement beaucoup moins difficile que redouté malgré une nuque un peu raide, les courses sont expédiées dans la matinée. Après avoir magistralement raté un crumble pommes/canelle je pars rejoindre Bérengère en ville, pour un aprem art contemporain. Après un tour par la fondation Santa Monica complètement décevant, direction le MACBA (Museu d'art contemporani de Barcelona). Le bâtiment (Richard Meier) vaut bien plus le coup d'oeil que le contenu en lui-même... La photo a été prise dimanche matin, ce qui explique le ciel un peu plus bleu. Aucune oeuvre ne se détache, beaucoup d'installations audio-visuelles qui semblent plus là pour tenter de masquer le vide que pour autre chose. Aucune explication pour la collection permanente, pas beaucoup plus pour les temporaires. Une belle expo photo temporaire nous fera tout de même terminer la visite sur une bonne impression. La pluie ne s'est pas arrêtée quand nous sortons, bien au contraire. Retour sur la rambla pour un en-cas et chocolat chaud réconfortant après un détour par la rue Petritxol, où les galeries d'art se partagent les devantures avec les marchands de chocolat. Je pense qu'il faudra que j'y repasse un de ces jours, il y a moyen d'y passer un bon après-midi, avec une bonne alternance visite / repos chocolat / visite / repos chocolat, etc.
Arrivé à l'appart, je n'ai plus qu'à me changer entièrement et mettre mes fringues à sécher. J'allume la télé, et ce que j'avais évoqué dans une boutade pendant l'après-midi semble se réaliser : Cela fait des mois que tout le monde ici attend la pluie. Leurs vœux sont enfin exaucés, il pleut maintenant depuis presque 48h00. Et bien c'est raté, maintenant il semblerait qu'il y ait trop d'eau, une ligne de train a été coupée, des images montrent des rivières en crue, une correspondante en duplex et ciré jaune fait le point en direct lors du JT de 21h00, etc. Ils ne savent vraiment pas ce qu'ils veulent...
Posté le 04.05.2008 par stagebarcelone

Depuis le début du séjour, la montagne de Montserrat se détache souvent sur l'horizon, que ce soit depuis les sommets de la chaîne de Collserolla, les plaines du Llobregat, du Besos, ou même lors de virées plus lointaines, comme celle de jeudi après-midi. Ce weekend, 4 jours de libres, c'est décidé, il y en aura un de consacré à Montserrat. Hier, journée d'intendance, j'en profite pour me renseigner sur les moyens de s'y rendre. Je finis par opter pour une formule tout-compris incluant l'aller-retour en train, le téléphérique aller-retour pour monter sur le site du monastère (curiosité touristique du lieu), accès illimité à tous les funiculaires suivants, accès au musée, accès à l'espace audio-visuel, et repas au restau sur place. Initialement je pensais y aller à vélo mais les 50kms en ligne droite de google Earth sont à multiplier par au moins 1,5 pour la distance réelle, puis par 2 pour le chemin du retour, sans compter l'ascension (+ de 1000m). Ca reste jouable, mais en ne faisant QUE ça, ce qui serait un peu dommage...
Vu le nombre de choses prévues sur place je prépare le sac dès le vendredi soir, pour chopper le premier train le vendredi matin. Le vélo est de la partie, on ne sait jamais, dès fois qu'il y aurait des balades sympas à faire du même coup dans la zone... Départ donc de Plaça Esapña par un train régional ce matin, 8h36.
9h30, arrivée au pied de la Montserrat (il semblerait que les noms de montagne soient féminins ici). J'embarque dans le téléphérique avec mon vélo sous le regard interrogateur des autres touristes et du responsable de l'engin. Après 5 minutes de montée, arrivée au nid d'aigle où se niche le monastère.
Je comprends assez vite que mon vélo aura fait le voyage pour rien. Bon, il aura vu du pays mais je crois qu'il s'en fout un peu. Le paysage n'est constitué que de pitons rocheux, et les quelques chemins de balade partant de la place principale sont constitués de volées de marches ou de pentes peu engageantes. Le monastère et tout le complexe religieux attenant (basilique, hôtels pour les pèlerins, plus toute la partie touristique) est accroché à flac de montagne, sur un petit surplomb. On ne s'y sent pas à l'étroit, mais toute la place disponible est bien utilisé malgré le luxe d'une très grande esplanade au milieu de tout ça. Une fois équipé de mon audio-guide, appareil photo autour du cou, sac à dos (oui, oui, le parfait touriste, et alors ?), je suis paré pour la visite.
Début du tour du Luna Park vaticanesque par la basilique abritant la vierge noire, oeuvre datée du XIIème siècle. Pour ce qui est de lui serrer la main ce sera un autre jour, l'accès à la statue passe par une file d'attente digne de Space Mountain à Disneyland. Je la verrai quand même de loin, car elle est située dans une chapelle ouvrant sur le choeur, face à la nef. Dans le domaine de la mise en scène, sur ce coup là, les moines sont fortiches. L'édifice en lui-même, rien qui ne m'ait marqué. Comme souvent, construit successivement au travers des destructions, constructions et re-contructions successives. Témoin des premiers temps, un tympan et un portail roman camouflé sous une voûte avant l'entré de la basilique. Reste de cloître gothique dans un coin, façade moderniste. Décoration très riche du XXème siècle, moderniste malgré des chapelles bien plus anciennes. Patchwork assez curieux au final.
J'en sors pour une visite du musée. C'est inclus dans mon billet, mais je ne sais même pas ce que je vais y trouver, ni même quel est le thème de ses expositions. Première salle, je suis largement rassuré sur l'intérêt de la visite : je me trouve devant "Saint Jérôme", du Caravage. Je l'aurais situé à Florence, ou à Rome à la rigueur, perdu, il est à Montserrat. Ca commence fort, et ce n'est pas fini. Après quelques toiles religieuses, des salles font la part belle aux artistes catalans. Casas et Rusiñol ont les honneurs avec des toiles du coin bien entendu mais également des peintures datant de leurs voyages à Paris (marrant de voir le moulin de la galette, ou le café de Montmartre peints par des artistes catalans), mais aussi quelques œuvres de Nonell dans les salles suivantes. Une salle est consacrée aux toiles des artistes français de l'époque : quelques tableaux impressionnistes et pointillistes de Monet, Renoir, Sisley, Degas... Petit clin d'oeil : la "Plage de Pornic" de Renoir se situe aussi à Montserrat. La visite se termine par une salle de toiles de Picasso, Dali, mais également Le Corbusier, Miro, Braque, etc. Je découvre au passage que Picasso a également réalisé des affiches pour des fêtes de village, des corridas... Petit regret : la partie archéologique du musée souffre de la comparaison avec la galerie de peintures.
Dans le hall, une autre salle est ouverte à la visite pour une exposition temporaire sur les affiches de propagande de la guerre de 1936. Couleurs violentes, raccourcis frappants, affiches de guerre. En voyant certains plans de combats, je comprends pourquoi les espagnols disent que Barcelone a morflé pendant les combats.
Sortie du musée, direction l'espace audiovisuel. Là aussi, je ne sais pas du tout à quoi m'attendre. On m'annonce que la séance suivante commence dans 5 minutes, j'en profite pour lire dans la boutique attenante un livre pour enfants racontant la légende de Sant Jordi et le dragon. La séance se compose d'un passage de diapos sur le site avec un accompagnement sonore, transitions assurées pas 6 projecteurs différents. Pourquoi pas, ça se laisse regarder et surtout ça repose les pieds. Suivent des salles avec des ordis pour une "visite interactive" mais je ne suis pas venu là pour me poser derrière un écran, c'est déjà ce que je fais toute la semaine...
Il n'est que 13h00 mais je n'ai pas fait ma pause "esmorzar" (petit déj) de 11h00 et commence donc à avoir faim. Direction le self, inclus lui aussi donc dans mon billet. Nourriture sans surprise, roborative mais pas dégueu et surtout qui remplit bien. Entrée, plat, dessert, boisson, pain. Classique. Ce qui l'est moins, c'est la vue : le self est un restaurant panoramique surplombant le vide. Je me trouve une place le long de la baie vitrée. En ajoutant un léger ronronnement de réacteur, je pourrais me croire en avion.
En sortant du restaurant, petit tour sur l'esplanade principale où les divertissements ont commencé. Fête populaire avec tous les canons catalans du genre : danse des géants, sardane et pyramide humaine, le tout au son des instruments du cru, rien ne manque. Vidéo :
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080503_Montserrat/films/MOV01308.avi (attention : 14Mo). En passant devant une baie vitrée, je comprends pourquoi toutes les personnes (au musée, au point touristique, au restau) me causent en anglais depuis le matin. Qu'on me réponde en anglais que je parle catalan, je commence à m'être fait une raison, mais qu'on me parle en anglais avant même que je l'ouvre ça c'est une première. J'avais essayé de comprendre sans succès. En fait, ce matin, j'ai mis mon T-shirt "Sheffield underwater hockey world championship", et me balade donc avec une poitrine barrée d'un énorme Union Jack. Tout s'explique.
Je suis dans les temps, la visite du complexe religieux + musée est achevée, j'avais prévu de visiter le massif l'après-midi, donc tout va bien. Destination un train à crémaillère pour éviter une escalade pénible (pente à 45°). Suite par un petit chemin, sillonant les formations de ciment calcaire de la montagne. Passage sous des surplombs, devant une petite source dans une grotte, sur des ponts n'inspirant pas toujours la plus grande confiance... Je commence à être un peu frustré de voir que le chemin ne semble pas mener au sommet, ou plutôt à un des sommets (étymologiquement, Montserrat viendrait de "montagne scie", ou "montagne sciée", si j'ai bien compris). Je finis par repérer un raidillon grimpant entre deux formations calcaires. Je choisis de tenter ma chance en l'empruntant. Après une montée oscillant entre grimpette, escalade et glissades fessières plus ou moins maîtrisées, j'atteins enfin un des sommets du site. Vue imprenable sur les autres sommets voisins, panorama à 360°. Avec le zoom au maximum j'arrive à distinguer le profil du Tibidabo et de la tour de Collserolla sur la chaîne du même nom, me cachant Barcelone. A l'ouest (rien de nouveau), d'autres montagnes encore un peu plus hautes se détachent de l'horizon à une cinquantaine de kilomètres. Au Nord, les Pyrénées, à l'Est, la méditerranée dans une légère brume. Au Sud, je ne suis pas sûr, mais je crois distinguer Tarragone.
C'est à ce moment que je me rends compte que j'ai un prédécesseur sur "mon" sommet. Un gars, la cinquantaine, qui semble en pleine galère avec son appareil photo. Il me voit et vient vers moi en me demandant en anglais (mais avec un fort accent de l'Est) si je peux l'aider. Sa carte est pleine et il voudrait effacer quelques photos. Je jette un œil aux menus de son Olympus : mmmh :) du cyrillique ! Après quelques tâtonnements et traductions, la manipulation est réalisée, non sans mal. Il passe dix plombes à trouver la photo à effacer, puis me demande si c'est possible de le prendre en photo devant le massif. Soit. Et bien entendu, c'est à ce moment là que sa batterie lâche. Bon, je le prends avec le mien, il me passe son mail, comme ça il l'aura quand même. Du coup on fait connaissance : Il est historien, Russe, mais enseigne l'anglais parce qu'historien en Russie ça n'a pas l'air d'être le métier rêvé en ce moment. Assis sur notre toit du monde, on continue à discuter pendant une bonne petite heure de la pratique des langues à travers les voyages, l'image des nouveaux riches Russes à l'étranger, l'âge et le rayonnement comparés des cultures kazakhes et orthodoxes, la pratique de l'anglais en France... Un peu irréel, mais conversation très agréable. Bref, j'ai un nouvel ami Russe qui finit par me présenter madame qui l'attendait (bien patiente la petite dame...) au funiculaire. Au final, je suis même le bienvenu dans son isba de la périphérie de Moscou si je veux visiter la Russie. Pas le genre de rencontre à laquelle on s'attend, mais bon, c'est ça qui est marrant !
Descente vers la monastère par un petit chemin serpentant à travers le massif, récupération du vélo puis re-téléphérique et train jusqu'à Barcelone. Vidéo du téléphérique :
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080503_Montserrat/films/MOV01365.avi (Attention, 11Mo). J'arrive à l'appart à 19h00, encore claqué, mais des images plein la tête. Nouvel essai culinaire spaghettis/saucisson sec/concentré de tomates/oignons qui est appelé à faire une bonne alternative aux pâtes carbo. Dimanche matin j'ai prévu le musée Picasso puis aprèm sieste sur la plage bien méritée.
Album photo :
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080503_Montserrat/album.php
Posté le 02.05.2008 par stagebarcelone
Premier mai, surprise, c'est férié ici aussi :) J'ai d'ailleurs ruiné l'effet d'un étudiant qui m'annonçait qu'en Espagne, je vais trouver ça bizarre, mias pour la fête du travail, ils ne travaillent pas... Désolé, c'est pareil en France.
Pour bien profiter de la journée, départ à 10h00 destination la plage. Les proprios de l'appart m'ont conseillé de faire un tour à Calafell, station balnéaire plus proche de Tarragone que de Barcelone, vers le Sud donc. Je pars avec mon vélo, train jusqu'à Sitges et sandwich sur la plage avec le sandwich. Puis départ pour le chemin suivant la côté jusqu'à Cadafell. Je monte dans le train, le thermomètre extérieur indique 24°, une belle journée qui s'annonce...
Entre Sitges et Vilanova, succession de petites criques, eau turquoise, petits bateaux en relâche dans ces calanques... Décors de carte postale entre chaque montagne, la pinède toute proche diffuse des odeurs rappelant les sous-bois landais. Sur la roche plongeant dans la mer, c'est le paradis des cactus de toutes tailles et de toutes formes. Un grand-père, me voyant les photographier, vient me demander pourquoi (il doit me prendre pour un naturaliste). Je lui réponds que c'est juste pour moi, parce qu'on n'en a pas des comme ça par chez moi. Du coup je me vois gratifier d'un cours de biologie express sur les cactus méditerranéens, leurs noms, leurs stratégie pour conserver la flotte, etc. Très sympa :). Certains sont en fleurs, plus ou moins grandes et différentes selon les espèces.
Petite pause à Vilanova. Petite ville balnéaire conciliant tourisme et activité portuaire, un peu comme Port La Nouvelle, mais le charme des criques en plus. Sur le chemin, les cactus laissent la place à des plantes grasses en pleine floraison, de toutes les couleurs. D'ailleurs je ne sais pas combien de temps va durer la sécheresse ici, mais j'ai l'impression que même les palmiers, plantes grasses et cactus commencent à en souffrir... ça promet pour cet été.
Après Vilanova les stations se succèdent et se ressemblent : Cubelles, Cunit, Segur de Calafell... Petite pause paillote / bière à l'entrée de Calafell (j'ai juste oublié mon litre d'eau en partant, un peu ballot, il doit faire entre 25 et 30° maintenant). Visite de Calafell, pas si impressionant que ça mais bon... Point positif pour la station tout de même : une promenade sans voiture le long de la plage, les façades de la première ligne d'immeubles donnant directement sur cette promenade. Les voitures sont reléguées dans la rue derrière.
Après avoir quitté le front de mer, détour par l'ancien village de Calafell déjà beaucoup plus typique. Construit sur une petite colline, dominé par les restes d'un fort médiéval. Petites ruelles, murs à la chaux. J'ai repéré avant le départ sur une de mes cartes un assez grand lac, à quelques kilomètres dans les terres. Je mets donc le cap vers ce lac en visitant les bourgs sur le chemin. Dans l'un d'eux je tombe sur une fontaine publique d'eau potable qui est la bienvenue... Petites routes entre cultures d'oliviers et vignes, sillonnant un paysage de collines entamées par les carrières de pierre. J'arrive enfin au "Castellet", nom du village surplombant le lac. Comme Cadafell, il est lui aussi dominé par un chateau. Beau point de vue sur le lac et les environs, réserve naturelle. Retour vers Vilanova en suivant les berges du lac. Comme je m'en doutais un peu c'est un lac de retenue, je finis par trouver le barrage, tout en pierres datant sûrement de la fin XIXème ou début XXème vu son architecture. Petite course avec un cycliste de passage sur la route en lacets dans les gorges de la rivière, pendant que les rayons rasants du soleil couchant mettent en valeur tous les reliefs des montagnes environnantes. Je finis par atteindre la gare à 19h00, claqué mais heureux.
Retour à l'appartement, vérification de mails devant un chocolat italien en mangeant du pain perdu avant de me mettre en cuisine. Un chat se lance, c'est Bérengère, une français arrivée à Barcelone depuis 3 semaines qui a eu mon adresse par l'intermédiaire de Giulia (qui elle vient de débarquer pour 3 mois). La cuisine est remise à plus tard, le poisson regagne le congélo et je pars les retrouver en ville pour une petite terrasse/bière/tapas bien sympathique.
Aujourd'hui tâches ménagères, courses, repérage d'auberges de jeunesse pour la première hockeyeuse à passer dans le coin (coucou Solène). Ah oui, car dans les mails vérifiés hier entre mon retour de Vilanova et mon départ pour les tapas, il y en avait un de mon tuteur (je l'aime de plus en plus) m'annonçant que bon, le 2 mais je pouvais venir au labo si je le souhaitais, mais que je n'y trouverais personne :D Le détour par le consulat de France pour voir si il y a moyen de se faire inviter à une garden party le 14 juillet est remis à plus tard, je viens de voir qu'ils n'ouvrent que le matin, seulement en semaine (feignants de Français :D )
Demain, excursion à Montserrat, et dimanche récupération de la fatigue de demain sur la plage...
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080501_Muguet/album.php
Posté le 29.04.2008 par stagebarcelone
La semaine dernière et le week-end devaient être "calmes". C'est raté. Morgan (pote ud hockey) est donc de passage en Espagne pour une semaine, reparti vendredi dernier. Mardi soir je le rejoins à son auberge de jeunesse, départ en ville pour la Chapañeria avec un de ses camarades de promo (IDRAC). Le reste du groupe préfère rester dans le hall de l'auberge à taper le carton en prenant l'apéro.
La champañeria est un petit bar apparemment très connu des barcelonais et des Erasmus si j'en juge par le nombre de langues entendues là-bas. Le gros point positif c'est que ce n'est vraiment pas cher et vraiment bon. La spécialité est la bouteille de Cava (entre un champagne et un vin moëlleux) accompagnée de tapas au choix. C'est bondé, on s'y fait bousculer un peu de partout et on se retrouve avec la coupe debout le long d'un mur en surveillant son tapas du coin de l'oeil. Retour à l'appart après leur avoir montré le restaurant où ils avaient rendez-vous avec leurs profs
Mercredi, virée St Jordi, Ajuntament et Camp Nou, voir les posts plus anciens. Jeudi, rendez-vous à nouveau à l'auberge de jeunesse. Petit apéro sympa à la sangria, puis restaurant : la brasserie découverte avec les parents, qui fait une paëlla consistante et succulente. Je me laisse tenter par une seiche au riz noir. Petite surprise à l'arrivée du plat, on dirait que l'Erika est passé par là : tout le plat est recouvert d'une substance noive, d'apparence visqueuse. Ne jamais se fier à l'aspect, c'était délicieux. Sans doute une préparation spéciale utilisant l'encre de la seiche. Repas suivi d'un petit tour dans des bars typiques de la vieille ville histoire de commencer à fêter mon anniversaire (oui, on est déjà vendredi matin en fait, et j'ai 23 ans ce jour-là). Nous finissons par rejoindre le reste de la promo au Baresco après une phase de recherche assez délicate : comment trouver un bar dans Barcelone sans carte, en n'ayant que son nom, et un niveau de catalan plutôt incertain... Je les abandonne ensuite à l'entrée de la discothèque. C'est bien gentil tout ça, mais eux ils ont 13h00 de car pour roupiller le lendemain, moi il faut que je bosse...
Vendredi, j'ai failli ignorer mon réveil à 7h00. M'enfin, quand il faut... Journée très improductive, la perspective du week-end et l'absentéisme traditionnel de l'aprem n'incitant pas à l'excès de zèle. C'est la tradition ici, on fête les anniversaires donc j'avais apporté pâtisseries et boissons au labo, moment agréable le matin après la pause petit-déjeûner. Divers messages et mails me parviennent, parents sur Skype le soir, ça fait plaisir :)
Samedi, comme tous les samedis matins, passage au marché pour le kilo de fraises à 1kg. Retour du marché, c'est la Mostra de les Corts. En gros, les Corts c'est mon quartier, et la Mostra c'est la f^te où toutes les associations du coin ont leur stand, présentent leurs activités, etc. Un village de petites tentes blanches s'est monté pendant la semaine sur "ma" ramble pour accueilir l'évènement, je flâne de stands en stands, récoltant des prospectus sur des futurs excursions. Le temps, superbe depuis le lundi, semble encore vouloir faire monter le mercure. Affaires de plage dans le sac, direction Sitges. Midi (pique-nique) et aprem plage au soleil, 28°, suite de la revue de presse des journaux apportés par les parents le week-end précédent (bon, les nouvelles commencent à dater, mais pas trop grave, il reste les articles de fond). Vers le milieu de l'aprem je sens que ça commence à bien chauffer et préfère battre en retraite avant le gros coup de soleil. Retour à Barcelone, quelques courses au Mercadona du coin ce qui me permet de tomber sur un concours de danse pour géants traditionnels. Je croise quelques géants de carton-pâte déjà connus ainsi que d'autres que je n'avais encore jamais vu. Il est un peu tôt pour manger, départ pour un footing sur Montjuic pour ouvrir l'appétit. 22h00, repas et crumble fraises/mangue avec boule vanille partagé avec les proprios/collocs pour mon anniversaire. Heureusement qu'il y a eu les trois heures de plage pour souffler un peu, parce qu'à part ça, la journée a été bien remplie... En fin de soirée, un ami de la fac (Aleix) m'invite pour le lendemain midi (enfin, 14h00 ici...) à partager une paëlla de pâtes avec des amis
Dimanche, la plage n'est donc plus au programme pour l'après-midi... mais il reste toute la matinée ! Pas question d'aller courir à Castelldefels ou Sitges, mais al plage (poussiérieuse) de la Barcelonetta pourra convenir. Suite de la revue de presse avant que le soleil ne cogne de trop, puis petite sieste non prévue mais qui fait toujours du bien. Baignade histoire de me refroidir, puis retour vers l'appart pour arriver à temps à la paëlla chez Aleix. Finalement l'emploi du temps un peu modifié tombe très bien : les nuages sont arrivés vers 13h30, et la palge n'aurait pas été possible l'après-midi. Repas avec Aleix, ses collocs et des amis, donc. C'est une paëlla réalisée non pas avec du riz mais des pâtes cheveux d'anges, et morceux de calamar. Début de la cuisson sur le feu, puis fin au four. Sauce : aïoli, avec olives vertes et salade en accompagnement, très bon. Le repas se fait en zieutant du coin de l'oeil le grand prix à la télévision. Après-midi : j'ai prévu une visite du musée d'archéologie (gratuit le dernier dimanche du mois, autant en profiter), mais j'apprends au cours du repas qu'une grosse fête a lieu au forum. C'est de l'autre côté de la ville, mais le musée d'archéo se situe sur la route, donc pourquoi pas en profiter. Passage rapide par l'appart puis départ pour le musée, situé à Montjuic. Pas de chance le dimanche, il ferme à 14h30. Ce sera pour une autre fois. J'en profite pour un petit crochet par l'amphithéâtre grec, situé sur le flanc de la colline. Je comprends pourquoi il est si peu décrit par les documents de l'office du tourisme : il n'a rien d'antique et les mauvaises herbes courent entre les dalles de béton disjointes. Il a dû être construit pour les JOs de 92 et s'est assez mal conservé. Repérage au passage du marché aux fleurs. Même si il est bien sûr fermé le dimanche aprem, je me dis que ce devrait être un bon lieu de flânerie pour le samedi matin. Là encore pas de chance, le gardien m'informe (en se payant moitié ma tronche, mais bon, j'aurais fait pareil je crois) que j'ai 20 ans de retard : le marché au fleur a conservé son nom, mais c'est maintenant une salle de spectacle depuis la fin des années 1980. Départ donc de Montjuic pour la fête au forum.
Après avoir longé la Barcelonetta, puis le nouveau quartier des buildings, j'arrive au forum del mar, extrémité Nord-Est de Barcelone. La fête en question, je le découvre, c'est la "fira de Abril". De très grands barnums forment une petite ville sur tout le site du forum. Sous chacun, c'est une ville, une entreprise, ou une région de l'Espagne qui recrée l'ambiance d'un café de village avec piste de danse et démonstrations de danses folkloriques. Evidement, charcuterie de pays à tous les stands, femmes en habit traditionnel (la robe à gros pois, et fleur dans le chignon). Beaucoup de monde, ambiance entre fête de village, salon du tourisme et fête foraine. D'ailleurs une fête foraine a été installée juste à côté des barnums et semble faire le plein. Retour à l'appart complètement crevé pour découvrir un message de ma chère binôme de master ECD sobrement intitulé "ALERTE !!!". On avait juste un peu oublié que le 27 avril (dimanche donc) est le dernier délai pour rendre le dernier projet du master. Je me suis donc mis, à 21h00 dimanche soir, dans la joie et la bonne humeur, à analyser l'étude des réseaux sociaux à l'aide du modèle probabiliste des réseaux bayésien. Notre estimé professeur a reçu notre travail à 23h40, 20 minutes donc avant la deadline. Du grand art !
J'allais oublier : les parents ont publié leur album photo de la semaine passée :
http://noel.martin.free.fr/barcelone/
Posté le 23.04.2008 par stagebarcelone
Le 23 avril, c'est le jour de la San Jordi. Alors si j'ai bien tout compris (à défaut d'avoir tout lu Freud) tout vient d'un chevalier qui aurait tué un dragon. Jusque là, rien d'extraordinaire, c'est normal pour un chevalier. Par contre, le truc un peu plus inhabituel c'est que le sang du dragon répandu sur le sol a fait pousser un rosier. Peut-être une solution possible à leur problème de sécheresse d'ailleurs, je ne sais pas si les décideurs se sont posés la question de l'irrigation au sang de dragon, plutôt que d'importer de l'eau... Bref. Sur ce, le chevalier cueille une des roses pour l'offrir à la belle, qui en retour lui donne un livre. Vous je ne sais pas, mais moi j'ai l'impression qu'il y en a un qui s'est fait avoir...
Le chevalier était évidement le fameux Jordi (Georges, en Français). Donc maintenant, en Catalogne, la San Jordi est une sorte de petite fête nationale (mais non fériée, dommage) où les hommes offrent des roses aux femmes, qui leur offrent en retour un livre. Ce matin, toutes les filles du labo avaient leur rose à les attendre sur leur bureau. Dans les rues, tous les magasins liés de près ou de loin au livre sortent des stands sur les trottoirs depuis hier. Si j'ai bien compris le journal de ce matin, les libraires réalisent le quart de leurs ventes annuelles de romans au mois d'avril. Les vitrines des floristes sont particulièrement garnies depuis quelques jours, mais c'est ce matin que tout a vraiment commencé : j'ai compté 9 vendeurs de rose entre chez moi et la fac, un vrai premier mai catalan.
En sortant de la fac, petit tour par le centre voir les animations. Je ne pensais pas qu'on pouvait mettre plus de monde sur les ramblas que les dimanches aprems ensoleillés, mais il semble que si. J'ai fini sur la route, à jouer des coudes pour avancer. Partout des fleurs, des livres, des fleurs, des livres, etc. Parmi tous ces stands, quelques militants pour l'indépendance du Tibet ou de la Catalogne (au choix). Place de l'ajuntament, une tribune est dressée pour des personnes lisant au micro des extraits d'ouvrages. C'est également jour de portes ouvertes à l'ajuntament (mairie) et à la generalitat (parlement). Il est déjà 17h30, je n'aurai le temps que de faire la mairie...
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080423_jordi/album.php
Posté le 08.04.2008 par stagebarcelone
Samedi matin, début des visites. Je fais le point avant de partir sur les visites gratuites que je n'ai pas encore testé, j'en repère trois : La casa Asia, la vieille Synagogue et un centre d'art contemporain.
Première sur la liste, la casa Asia. Elle est sur l'avenue Diagonale, juste après le Passeig de Gracia. Maison moderniste, mais je ne pense pas de Gaudi. Entrée par une lourde porte, rien n'indique que la visite soit ouverte. Dans le hall un vigile me rassure. Mosaïques sur les murs, lampions à pendre dans le patio central, musique lointaine de gongs, petite fontaine. Dehors la vie effrenée de Barcelone continue sur la Diagonale, mais d'un coup, je suis rendu en Orient, dans une sorte de temple zen.
Je ne sais pas bien comment définir cette maison. C'est à la fois un lieu à visiter pour l'architecture, un lieu d'expositions, une sorte de retraite, et un lieu de culte. L'intégralité du bâtiment est ouvert au visiteur, mais il ne figure presque sur aucun prospectus de l'office du tourisme. Au premier, de grandes salles vides dont une sert apparement également de salon de massage. Second étage, une exposition sur les pélerins et la vie au bord du Gange. Une bonne centaine de photographies, des couleurs éclatantes. Troisième étage, exposition d'art calligraphique Iranien. Toujours cette ambiance tranquille, à l'écart de la ville tout en étant en plein coeur de Barcelone. Je débouche enfin sur la terrasse avec une belle vue sur quelques autre beaux immeubles environnants. Là, une cérémonie (bouddhiste ? Taïoiste ? Shintoïste ? autre ? je n'en sais rien...) se prépare. Deux femmes en costume préparent des offrandes dans des petits plats, face à des statuettes. Un public visiblement averti est là et attend. Je m'éclipse discrètement...
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080405_CasaAsia/album.php
Retour au rythme de dingue dès que je sors du bâtiment. Prochaine étape : la vieille synagogue. Après quelques errances dans le Barri Gothic je finis par la trouver. Une petite porte donnant sur deux salles en sous-sol. Rien de spectaculaire mais j'ai la chance de tomber sur un groupe de juifs français en voyage organisé. Du coup j'en profite pour suivre les explications du guide, puis une petite conversation avec un papy du groupe me fait comprendre un certain nombre de choses sur le judaïsme.
En sortant de la synagogue il est déja midi. Tant pis pour le centre d'art, il fait 22°, plein soleil, la plage n'attend pas. Petit tour par le marché pour les fraises (toujours à 1€/kg, amsi de plus en plus belles). Pause rapide fraises chantilly à l'appart, nécessaire de plage et de pique nique dans le sac, départ pour la plage. J'ai juste fait une erreur : ne pas acheter mon pain le matin. J'arrive vers la plage à 14h00, pour trouver une boulangerie ouverte, bonjour l'angoisse. TOUT ferme à 13h00 ou 14h00 pour ouvrir à nouveau seulement à 17h00 ou 17h30. Pratique... Je finis par dénicher une boulangerie ouverte où on me vend contre beaucoup d'argent une baguette légèrement rassie... Samedi soir : bah... fraises, mais à la mousse de fromage blanc cette fois.
Dimanche, c'était le premier dimanche du mois, donc plein de musées gratuits. Programme de la journée : attaque par un musée, et ensuite aviser en fonction du temps. Je pars donc directement avec tout mon attirail du parfait touriste : appareil photo, plan, guide des musées, pique nique, affaires de plage. J'ai bien fait de prendre le grand sac à dos en partant de Nantes... Le premier sur la liste est le musée d'art de Catalogne. Plusieurs raisons pour justifier le choix : Facilité de se rendre à la plage en le quittant, recommandation de Tomas Aluja pour sa visite, et proximité de mon appart. Je pense le visiter en une heure, voire deux tout au plus.
Les premières salles sont consacrées à l'art Roman en Catalogne. Je reste ébahi devant certains restes de cloîtres et églises. Ici, ils sculptaient dansdu marbre, pas dans notre Tuffaut nantais. Du coup, ça a beaucoup mieux résisté au temps, et certains ornements ont l'air d'avoir été sculptés hier alors qu'ils ont quand même presque un millénaire...
La partie art gothique est très bien fournie aussi. Trop bien même. Après avoir passé un bon moment dans les premières pièces je me surprends à hâter le pas devant d'autres oeuvres sublimes, mais l'accumulation nuit à la mise en valeur. A l'étage, la visite continue avec l'époque baroque, puis romantique (tiens ? faut croire qu'il n'y avait pas d'artistes classiques en Catalogne, bizarre...). Là je suis un peu déçu, les salles sont moins intéressantes. Un Sisley, un Rodin, quelques tableaux de Picasso mais rien de vraiment exceptionnel. Un coin consacré au modernisme (quand même) et quelquesbeaux bronzes.
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080406_MuseuNacional/album.php
Je sors du musée 3h00 plus tard. J'ai bien fait d'y aller de bonne heure, pour deux raisons : Le flot de visiteurs entrant est maintenant discontinu, les gens font la queue pour entrere dans certaines salles, et surtout il fait 23° dehors et le vent est complètement tombé. Direction donc la plage, séance de négociation pour une paire de lunettes avec un marchand (5€ la paire, qui dit mieux ?), puis aprem farniente. Seule ombre au tableau : le tupperware contenant les fraises au sirop du pique-nique n'était pas si étanche qu'il paraissait.
Posté le 31.03.2008 par stagebarcelone
Dimanche, j'ai rendez-vous à 10h00 avec une bande d'écolos pro-vélo pour une excursion vers la mer. Le rendez-vous est fixé à la place de la mairie d'une commune de la périphérie de Barcelone (Sant Boi). Je mets mes affaires de plage dans le sac sans grande conviction, regrettant plutôt de ne pas avoir d'imperméable. La météo elle a dit : pluie toute la journée. Il fait plutôt beau pourtant mais ça ne va sans doute pas durer.
Dans les couloirs du métro, je remarque que leur système d'horloge est déréglé : tous les écrans indiquent l'heure avec une heure d'avance. Pas pratique pour connaître celle de ma rame, mais les horaires semblent calqués d'une heure à l'autre. Pas de problème, je serai à temps à mon rendez-vous. 9h55 je suis sur la place de la mairie de Sant Boi.
10h00 personne. 10h05, toujours personne. Pas grave, c'est la fête du village, j'en profite pour faire le tour des stands. L'attraction majeure semble être le concours de broderie : une bonne centaine de mamys affairées à la tâche, très concentrées. Ca semble être un concours de longue haleine puisque des bénévoles sont en train de les ravitailler en petits gateaux. 10h10 retour vers le point de ralliement, toujours personne. J'assiste à la danse des géants (chaque ville semble posséder au moins son couple de géants, qui sortent pour les fêtes traditionelles) sur fond de musique populaire. L'accord des chalumeaux est limite choquant mais l'ambiance est là. 10h15, les géants s'éloignent, toujours personne. Je pars à la recherche de l'association bicibaix pensant les trouver-là, je ne réussis qu'à revenir à mon point de départ pensant m'en éloigner. 10h30, toujours personne, j'abandonne.
Cette fois-ci, pas question de me faire couilloner comme le week-end dernier : j'évite soigneusement les panneaux étiquetés "autovia" ou "autopista " (pire) de même que toute direction sur un fond bleu. Du coup je réussis à trouver une route traversant un espace naturel protégé, entre champs d'oliviers et zones de marais. J'arrive enfin sur une route connue en bord de mer.
Sur les ponts passant au-dessus de cette route je remarque des gens semblant attendre quelque chose, tous appareils photos au poing. Aux dernières nouvelles Zapatero est à Madrid, la reine d'Angleterre fait toujours des misères à la mode mais à Windsor et la papamobile (à 16 soupapes, je sais, elle est éculée, mais je l'aime bien celle-là) est toujours au parking de l'institut de gériatrie du Vatican. Donc ce n'est pas pour ceux-là qu'ils sont à attendre. Seule solution : c'est pour moi ! Je ne tarde pas à éliminer cette hypothèse devant le peu de ferveur que mon passage suscite. Je m'arrête donc demander ce qui se passe, ou ce qui va se passer. Il s'agit d'un rallye historico-automobile où de vieilles guimbardes vont (ou tentent d'aller) de Barcelone à Sitges. C'est le cinquantième anniversaire de la manifestation, donc encore plus d'intérêt sans doute. Le gars m'indique que le cortège est attendu entre 12h00 et 14h00. Je regarde ma montre, il est 11h15. Soit tous ces gens n'ont vraiment rien à f***** de la journée, soit ils sont vraiment patients et fanas de vieilles voitures.
J'ai envie de jeter un oeil au rallye mais ne vois pas la nécessité de les attendre dès maintenant. J'emprunte donc un sentier parallèle longeant la mer, sous des bois de pins, pas désagréable. Au bout du sentier, je m'aperçois que le cortège, fourbe, en a profité pour me dépasser par l'axe que j'avais quitté quelques kilomètres auparavant (par la droite en plus). Une Austin ferme la marche, perfide Albion... En tout cas les spectateurs avaient raison d'être en avance.
Enfin bon, c'est bien beau une voiture début de siècle (pas celui-là, l'autre), mais ce n'est pas fait pour la montagne. Or, de Castelldefells à Sitges, c'est 10kms de route en lacet, je tiens ma revanche... Pendant une bonne partie du chemin, je chambre une cortège de Seat 600 (réponse ibérique à la Fiat 500) qui me re-chambre en me re-dépassant, etc, etc. Quand les spectateurs n'ont pas de voiture à applaudir ils m'encouragent, ambiance bon enfant, promis, juin 2009, je me fais l'Alpe d'Huez. Je laisse les conducteurs croire que c'est pour eux quele public est là, mais bon, je sais bien que... :D Je finis par gagner contre mon cortège de Seat 600 à l'entrée de Sitges. Il faut dire qu'elles n'ont pas été aidées par les performances de la de Dion Bouton les précédant. Pause repas, puis après-midi plage. Au fait, pour ceux qui ne savent pas, petit cours pratique de météo Espagnole : "Temps pluvieux toute la journée" se traduirait en France par "22°, beau soleil, léger voile nuageux en fin d'après-midi".
Retour vers la gare de Sitges pour prendre mon billet pour Barcelone, toujours gratuit, sympa. L'horloge de la gare déconne elle-aussi, décidement, tout est en avance aujourd'hui. Arrivé à l'appart, je lance l'ordi pour relever les mails. L'insolent avance aussi d'une heure ! Petite vérification grâce à mon ami google... VIVE l'HEURE D'ETE !
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080331_Cotxes/album.php
Posté le 31.03.2008 par stagebarcelone
Après plusieurs tentatives infructueuses, je me suis dit que ce week-end, ce serait la bonne : je veux voir une des maisons Gaudi. Le palau Guell ouvre à 10h00, j'y suis à 9h30, juste à temps pour prendre ma place dans la queue qui est en train de se former. Ce n'est ni la plus belle maison, ni celle dont la visite semble la plus intéressante mais elle a tout de même un avantage : son accès est gratuit (ce qui, à Barcelone, est plutôt rare...).
10h00 ouverture des portes. Je comprends pourquoi la visite est gratuite, le palais est en travaux. Une pancarte nous informe que la visite ne comporte que la façade (ils sont gonflés de l'inclure, on la voit de la rue), le hall (en fait une bonne occasion pour nous orienter vers le magasin de souvenirs) et le sous-sol, seule partie vraiment intéressante. J'exagère un peu, petite particularité du hall : On marche sur des pavés en bois. L'ayant remarqué je cherche l'explication dans le petit guide fourni : c'est pour étouffer le bruit des voitures attelées (ou des premières automobiles) entrant dans le palais. La classe...
Descente vers le sous-sol par un plan incliné qui servait aux chevaux, les sous-sols étant les anciennes écuries. Visiblement les chevaux étaient bien traités à l'époque. Dans un recoin, une présentation vidéo-projetée du reste du palais. Fond sonore, première suite pour violoncelle de Bach, lumière tamisée, ambiance apaisante... Pour un peu j'en oublierais presque le rythme de fou de la vie Barcelonaise, un étage au-dessus. Les piliers sont disposés selon un arrangement régulier mais on des formes souvent différentes ce qui donne des clés de voûtes très étranges. Enfin bon, ça fait plus d'un siècle que ça tient, il n'y a pas de raison que ça me tombe sur la tête.
Sortie du palais, je retrouve la rambla. Il est maintenant 11h00, elle commence déjà à être envahie. Petit détour par le marché de la Boqueria que je connais déjà, mais je n'y étais encore jamais passé avec mon appareil photo. Barcelone a plusieurs grands marchés répartis dans la ville. Pas de surprise, on y trouve essentiellement des produits frais : légumes, fruits, poissons, viande. Sant Josep de la Boqueria donc est LE marché du centre, LE marché qui donne sur la rambla... bref, le marché envahi par les touristes (je me compte dedans, hein...) où tout est deux fois plus cher qu'ailleurs. Il faut voir le bon côté des choses : les marchands sont conscients de l'attrait de l'emplacement et donc font tout pour mettre les étals en valeur : pyramides de fruits, colliers de piments, etc, etc.
Petit détour sans trop y croire par la Pedrera. Peine perdue, la fin de la matinée approche et une queue estimée à 2h00 s'étend sur le trottoir.
Samedi aprem : courses (toujours les fraises à 1 euro le kilo), puis parcours de tous les magasins de la ville pour chercher LE blouson d'été que j'ai repéré dans la première boutique d'une chaîne de vêtements, mais évidement ils n'avaient pas ma taille et c'est une fin de série... Périple terminé trois heures et moultes kilomètres plus tard par l'achat d'un autre modèle... qu'ils avaient dans le premier magasin. Ca m'aura toujours permis de faire le tour des centres commerciaux de Barcelone.
La librairie PHP dont j'ai besoin n'étant semble-t-il toujours pas installée sur le serveur, je crois que je vais publier ce billet maintenant, tiens...
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080330_Guell/album.php