tourisme
Publié le 14/07/2008 à 12:00 par stagebarcelone
Barcelone a (au moins) trois universités : l'université des sciences appliquées qui est l'UPC pour Universitat Politecnica de Catalunya (celle où je fais mon stage), l'université historique UB pour Universitat de Barcelone regroupant les enseignements historiques mais également sport, socio, etc. La dernière, dissidente, est l'UAB, pour Universitat Autonoma de Barcelona. Au niveau des effectifs, je crois que c'est environ 8.000 pour la UPC, 81.000 pour la UB, et un peu moins pour la UAB.
Vendredi dernier, en quête d'un lieu de visite pour la fin de l'aprem, le cap est mis sur le campus historique de la UB, situé en retrait de la plaça Catalunya, en plein centre donc. Un hall imposant donne accès à un bâtiment d'aspect extérieur très massif mais présentant deux patios arborés, plus des jardins tout autour des murs. On est en plein coeur de la ville sans pour autant voir ou entendre les voitures, le bar des étudiants est à l'air libre dans une sorte de petite clairière. Un peu partout des chats se promènent en toute liberté. Après avoir fait un tour dans les étages, les patios, le grand hall, départ vers le Passeig de Gracia pour tester le glacier espagnol "Fargi". Rien d'exceptionel, si ce n'est les prix. Petite séance de lèche vitrines dans des boutiques/show rooms au passage.
Pourquoi une soirée si raisonnable alors que c'est le week-end ? Tout simplement parce que Guillaume et moi avons prévu une ballade cycliste pour la journée du samedi, avec un rendez-vous à 8h45 le matin. Samedi matin donc nous nous retrouvons en gare de Sants avec nos vélos et le nécessaire de réparation au cas où. Nous avons discuté la veille de notre trajet prévu avec Tomas (notre chef de projet) qui nous a été assez surpris au vu de la météo. C'est vrai, il fait un bon 28° mais de toute façon il fera encore plus chaud dimanche, et levent n'est pas encore complètement tombé donc on compte sur lui pour nous rafraîchir.
Première partie du trajet en train afin d'éviter de jouer les toreros urbains sur l'autoroute. Le train nous laisse à Castelldefels, première station balnéaire après Barcelone. Petit détour par le bassin d'aviron olympique avant de rejoindre le bord de mer, et de mettre le cap sur Sitges. La route de Castelldefels à Sitges serpente à flanc de montagne, offrant de jolis points de vue qui se méritent. Arrivés à Sitges, les cuisses sont bien échauffées.
Il n'est que 12h00 mais nous nous laissons tenter par une pastèque sur le marché local. Enfin, une demie pastèque puisque la bestiole fait bien ses huit kilos. Après s'être fait offrir un panaché dans le cadre d'une opération publicitaire sur le remblai, nous reprenons la route vers Vilanova, par le chemin des douaniers. De Vilanoca à Calafell, rien de bien passionant. Le littoral est bétonné par une suite de constructions sans âme, pas un seul relief, remblai discontinu. La monotonie sera tout de même rythmée par les pauses "crême solaire indice 50" de Guillaume.
Biffurcation pour s'enfoncer dans les terres et visiter le vieux village de Calafell puis faire une pause bière/tapas dans une petite ville. Nous reprenons la route vers 16h00 entre champs de vignes et d'oliviers pour rejoindre le Castellet, château perché sur un pic rocheux dominant un lac de barrage. Retour ensuite tranquillement vers Vilanova pour prendre le train vers Barcelone où nous arrivons à 19h00. Bilan de la journée : 80kms avalés, dont 1/3 de route de colline/petite montagne. Un tube de crême solaire consommé par Guillaume, qui finit pourtant avec une belle teinte "homard sortant du court bouillon".
Le temps de souffler une petite heure, et je repars pour la "Nuit de Montjuic", mais il va y avoir un post spécial pour cette soirée, elle le mérite bien...
Dimanche, nous sommes le premier dimanche du mois, donc musées gratuits. J'attaque par le musée d'histoire de la Catalogne situé sur le port. Rien d'exceptionel et quasiment aucun document, tableau ou pièce de collection exposée, mais un musée très didactique avec des reconstitutions, des tableaux explicatifs clairs, des documents sonores, vidéos... Du coup, les enfants présents ce jour là semblent apprécier la visite. J'enchaîne sur le musée d'histoire de la ville. Sa partie la plus intéressante est le sous-sol : des fouilles archéologiques ont mis à jour les restes du quartier du forum de Barcino, la ville romaine. Du coup, je me ballade sur des passerelles qui permettent de découvrir les restes romains tout en étant moi-même dans une immense salle souterraine s'étendant non seulement sous le musée, mais également sous les rues et les places alentours.
15h00, les musées ferment, sandwich puis direction la plage pour une petite siest bien méritée. Je rejoins ensuite Guillaume et Bérengère pour une dégustation de cidre directement importé de Normandie via les valises des parents de Bérengère. Pour résumer, encore un bon weekend...
Photos :
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080707_weekEnd/album.php
Publié le 25/06/2008 à 12:00 par stagebarcelone
Après le début de week-end jazzy, le temps n'était pas merveilleux samedi... Je suis encore indécis sur l'emploi du temps de la journée, ne sachant si je vais faire le guide pour Solène et Christopher (qui ont l'air de très bien se débrouiller tous seuls...), visiter les musées, miser sur la plage, etc. Finalement un coup de téléphone de Solène me donne RdV à 17h30 plaça Catalunya pour leur donner des affaires à remonter, ils partent un jour plus tôt que prévu. J'ai donc le début d'aprem pour visiter un ou deux musées.
Direction le parc Güell pour la maison de Gaudi, convertie en musée. On peut y observer le lit où il a dormi, le bureau où il a travaillé... je ne suis pas franchement emballé. Plus intéressants, des croquis et maquettes de certaines de ses réalisations ainsi que quelques explications sur la géométrie de ses piliers, voûtes, etc.
Je sors du musée pour me diriger vers le parc de la Citadelle. En allant au concert la veille j'avais repéré une pancarte indiquant la possibilité de visiter le parlement de Catalogne. La visite est soit libre soit guidée, avec un départ toutes les heures. Je n'ai pas le temps pour une visite guidée, j'opte pour une visite libre quitte à revenir un autre jour pour les explications. Les salles et couloirs sont assez somptueux, aménagés dans les bâtiments de l'ancien arsenal de la ville. Des panneaux explicatifs donnent des informations sur les instances gouvernementales de Catalogne qui me permettent enfin de comprendre qui fait quoi, qui élit qui et qui dissout quoi, entre le gouverment de Catalogne, la Generalitat, les députés, le président de l'assemblée...
Dimanche matin, debout à 11h00. On pourrait presque croire à une grasse matinée, excepté le fait que je me sois couché à 5h00. Du coup la journée se trouve bien diminuée. Des pancartes dans le centre m'avaient mis sur le coup pour la fête du chateau de Montjuic : des grands travaux de restauration sont lancés, et pour le coup le chateau ouvre ses portes au public, avec animations sur tout le site. J'y rejoins Guillaume et nous profitons d'une paëlla géante, avant de partir pour un ballade qui nous emmène de Montjuic jusqu'au barri gothic en passant par des petits chemins à flanc de colline.
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080615_Montjuic/album.php
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080615_Montjuic/films/
Publié le 16/06/2008 à 12:00 par stagebarcelone

Semaine tranquille, avec le projet qui entre dans une nouvelle phase. Pas mal de boulot, mais ça a l'air de bien avancer. Après s'être rendus compte la semaine précédente que la librairie d'interfaçage avec R (sur laquelle est bâti une bonne partie du projet) déconnait, le tir a pu être rectifié à temps moyennant quand même quelques maux de crâne et une bonne perte de temps. Mercredi soir, soirée musée où nous retrouvons deux SEII ainsi que Solène et Christopher de passage pour la fin de semaine. Le musée du soir est "Frédéric Mares" où sont exposées les collections de ce sculpteur qui en a fait don à la ville. Le musée est une sorte d'inventaire à la Prévert où s'entassent des collections plus invraisemblables les unes que les autres : poêles, serrures, clés, pipes, éventails, sculptures, images, portes-bouquets (dont celui de la reine Victoria S.V.P.), soldats de plombs, camées, peignes, montres, appareils photos, faux bouquets sous verre, machines à rouler les cigarettes, tableaux et autres à l'effigie de la vierge noire de Montserrat... (liste non-exhaustive).
Vendredi, histoire de bien finir la semaine (ou bien commencer le week-end, au choix), premier concert de Jazz d'un cycle de concerts d'été en plein air. Pas trop évident de les trouver d'ailleurs, car malgré la grosse opération de com' de la municipalité avec des affiches partout dans la ville le site web des "parcs et jardins" sur lequel l'info doit être dispo a été mis à jour pour la dernière fois il y a deux ans. Du coup, parc de la Citadelle désert à l'exception du kiosque à musique où un petit ensemble de jazz improvise pendant une heure et demie. Les nuages se dispersent, belle nuit d'été. Sur la fin du concert les grenouilles du lac tout proche se mettent à coasser. Vraiment sympathique.
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080613_Jazz/album.php
Publié le 03/06/2008 à 12:00 par stagebarcelone
Dans le centre-ville, direction la rue Montcada. J'y rejoins Bérengère pour une visite du musée Picasso, après avoir échoué deux fois devant la queue pour y entrer. Chance, pas trop de queue à cette heure-ci. Le musée ferme seulement à 20h00, nous en profitons pour tenter de visiter les deux musées situés de l'autre côté de la rue avant. Pas de chance, le musée de l'industrie est fermé pour rénovations, et celui d'art précolombien est lui aussi en travaux et ne propose donc que deux salles pour les visites. Tant pis.
Retour donc au Picasso. La queue s'est entre-temps allongée, mais reste dans des proportions acceptables. Nous arrivons au tourniquet quand Bérengère me demande "et ton sac à dos, il est où ?" Mon sac à dos, il est avec mes clés d'appart dans les consignes du musée d'art précolombien, lequel ferme à 15h00. Tout va bien puisqu'il est... 15h05. J'abandonne Bérengère pour un retour rapide de l'autre côté de la rue. J'ai de la chance, ils ont du retard sur l'horaire. Ouf. Retour donc dans la rue devant Picasso pour refaire la queue. Devant le guichet, un groupe de japonais semble attendre je ne sais pas trop quoi, ils ne savent sans doute pas que l'entrée est libre aujourd'hui. Je parviens enfin à entrer tout content avec mon sac, quand un vigile m'arrête. Il faut que là aussi je le laisse à la consigne, j'aurais du m'en douter. Nouvelle queue un peu plus loin pour déposer le sac à la consigne, où la dame me demande mon ticket d'entrée. J'essaie de lui faire comprendre qu'aujourd'hui c'est gratuit donc qu'il n'y a pas de ticket, elle insiste. Retour vers mon vigile pour me faire expliquer le problème. Quand il apprend que je n'ai pas de ticket, il me renvoie illico faire la queue dans la rue en me prenant sans doute pour un resquilleur. Je commence à comprendre ce que les japonais attendaient. Arrivé (pour la troisième fois) au tourniquet, j'attends bien sagement que l'on me donne mon ticket d'entrée gratuit, puis je retourne faire la queue aux casiers pour déposer mon sac. Une heure après mon arrivée donc je peux enfin entrer dans le musée.
Le musée Picasso s'étend dans trois palais du Moyen-âge, au coeur du centre historique de Barcelone. Dans les premières salle, une exposition temporaire présente les études de Picasso sur les Ménines de Velasquez, ce qui me permet du même coup de profiter des œuvres de cet autre peintre. Puis dans les autres salles, l'expo permanente constituée des œuvres de jeunesse de Picasso. Je fais finalement l'exposition assez rapidement, essayant de rattraper mon retard sur Bérengère. J'arrive finalement à la boutique sans l'avoir rattrapée. Tant pis.
Sur le chemin du retour, je croise la rambla Catalunya. J'avais presque oublié qu'il y a en ce moment sur cette rambla une exposition temporaire de sculptures monumentales de Manolo Valdès. Dernière pause expo de la journée pour une remontée de la rambla, sous le soleil qui daigne enfin se montrer. Nouvelles ménines mais cette fois-ci en bronze, petit balade agréable pour bien finir la journée.
Photos :
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080601_Valdes/album.php
Je récupère Guillaume à la gare de Sants vers 19h00 et l'emmène à son appartement. Le rendez-vous est pris pour un pique-nique sur la Barceloneta avec d'autres stagiaires afin de bien débuter son séjour. Nous finirons par dédaigner le dernier métro, lui préférant une petite mousse dans un bar près des ramblas avant de rentrer à pattes pour une belle promenade à travers la ville.
Publié le 03/06/2008 à 12:00 par stagebarcelone
Après le monastère, destination la CosmoCaixa, située dans le même quartier, à quelques kilomètres. Comme le CaixaForum, ce musée a été créé et est sponsorisé par la Caixa. Petite différence : il est payant, mais pas le premier dimanche du mois. C'est un musée de la science, avec beaucoup d'ateliers d'expérimentation pour les enfants. Du coup, en mettant en commun musée gratuit + mauvais temps + animations pour les enfants, on se retrouve avec un immense défouloir où les gosses courent en criant. Au moins ça met de la vie...
A l'entrée, une effigie de cire à l'image d'Einstein accueile les visiteurs. Ca fait son petit effet, on ne s'attend pas forcément à le voir assis derrière le guichet d'information. Ensuite, descente dans la salle principale le long d'un plan incliné représentant l'évolution de la vie, agrémenté de maquettes et de panneaux explicatifs aux grandes étapes (premier unicellulaires, création de l'ADN, les dinos, etc.). La grande salle propose les animations autour majoritairement des grands thèmes de la physique, mais également biologiques.
Ayant vite fait le tour des maquettes type c'est pas sorcier, je m'arrête un peu plus longtemps au niveau de la reconstitution d'un marais amazonien : Une serre d'une vingtaine de mètres sous laquelle poussent des arbres tropicaux, les racines plongeant dans un aquarium géant où nagent des poissons également sud-américains. Dans le bosquet, quelques oiseaux et rongeurs. Il est possible d'y entrer pour y faire un tour sur un chemin balisé tandis que des panneaux mettent en garde : "Ne pas mettre les mains dans l'eau ! Des poissons carnivores y nagent et ils aiment tout ce qui est fait de chair. Pour eux, votre main représente tout simplement une famille de cinq vers bien juteux". Atmosphère atmosphère....
Dans une mezzanine une expo temporaire est consacrée à la création du son à partir des vibrations, et l'utilisation de la physique par les instruments de musique. Déjà beaucoup plus intéressant que les ateliers. Un cube permet de représenter, avec un clavier tactile, les différentes dimensions d'un son (intensité, timbre, longueur d'onde).
Fin de la visite par le mur géologique reproduisant des plis de l'écorce terrestre, puis par le jardin météorologique où je mange mon sandwich. Puis vélo pour rejoindre le centre-ville.
Photos :
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080601_CosmoCaixa/album.php
Publié le 03/06/2008 à 12:00 par stagebarcelone
Dimanche 1er juin, premier dimanche du mois donc... musées gratuits ! J'ouvre ma fenêtre pour constater que le temps est particulièrement indiqué pour aller s'enfermer dans les musées d'ailleurs. Tellement bien indiqué que le linge étendu la veille au soir alors que je pensais les nuages partis ont pesé très lourd sur la corde, tellement lourd qu'elle n'a pas tenu et que je n'ai plus qu'à aller le réclamer chez les voisins du dessous. Ca c'est une journée qui commence bien.
10h30, je réussis à partir. Direction le musée du monastère de Pedralbes. Au début du XIVème siècle la femme du roi d'Aragon n'avait pas une santé très robuste. Nous, quand on a des problèmes, on va chez le toubib, mais c'est d'un commun... C'est là qu'on voit la classe des sang-bleus : eux, si ils ont un souci de santé, ils se font construire un monastère pas trop loin pour aller s'y reposer. C'est tout bête, il fallit y penser, je ne vois pas pourquoi on ne fait pas la même chose maintenant. En 1326 donc le monastère de Pedralbes est créé et il conservera sa fonction sans interruption (hormis pendant la guerre d'Espagne) jusqu'en 1983 !
Initialement hors des murs de Barcelone il a maintenant été rejoint par l'expansion de la ville mais se situe malgré tout au pied des montagnes de Collserola donc dans un lieu assez préservé, dans un quartier résidentiel resté calme. Au coeur de ce quartier, on trouve un portail s'ouvrant sur une vieille rue pavée permettant de découvrir un village dans la ville, au centre duquel se trouve l'église et le monastère. D'extérieur, on ne se rend pas bien compte de la taille et de la beauté du lieu. Passé la porte, l'entrée dans le cloître est impressionante : style gothique, des piliers fins et ouvragés soutiennent trois niveaux de déambulatoire. Aux murs, des peintures du moyen-âge ont survécu. Visite des cellules des moines, du réfectoire austère, du dortoir commun... Impression que rien n'a bougé au fil du temps, ce qui n'est d'ailleurs pas qu'une impression. Seule modification : le dortoir abrite maintenant un musée exposant divers objets liturgiques apportés en legs par les novices. Je finis la visite par une visite dans le jardin des simples planté dans le cloître, entourant la "fontaine de vie". Quand je sors du musée, l'après-midi ne fait que commencer... la suite dans le prochain post ;)
Photos :
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080601_Pedralbes/album.php
Publié le 26/05/2008 à 12:00 par stagebarcelone
Dimanche, le temps ne s'est pas amélioré bien au contraire. Après une matinée passée sous la couette, je me décide enfin à me traîner à la cuisine sous les injonctions de mon estomac vers 11h00. Après avoir déambulé assez amorphe dans l'appartement, je finis par me décider pour le musée d'archéologie, non pour un goût prononcer pour les fragments de poteries romaines, mais parce que :
- Je n'ai pas grand chose d'autre à faire
- Il flotte, et ce musée n'est pas loin de chez moi
- Le dernier dimanche du mois, il est gratuit.
J'aurais du me méfier : ce musée n'est présenté dans aucun des documents ou sites web que j'ai pu consulter. Le trouver sur Montjuic est quasi impossible sans avoir l'adresse et avoir fait un repérage google earth.
L'entrée donne une impression de grandeur, aussitôt accompagnée d'une impression de vide. Cette impression va se transformer en certitude au fil de la visite. Des vitrines remplies à la hâte de fragments de silex vaguement taillés, parfois encore dans leurs sachets de récolte. Un manque total d'explications dans les premières salles. Arrivé à l'âge de bronze, le conservateur semble du même coup avoir acquis l'usage de l'écriture, quelques panneaux accompagnent les vitrines mais donnent une impression de musée à l'ancienne, avec des cartons jaune sale, derrière des vitres dépolies renfermant des fragments de vases et coupes (ou leur reconstitution, je ne sais pas trop d'ailleurs). Quelques reconstitutions de scènes de la vie quotidienne, des sépultures, etc. Ca prend de la place, ça en jette, et ça masque (presque) le manque de pièces originales.
Arrivé au centre du musée, surprise, cette partie n'est pas trop mal réalisée. Beaucoup d'explications, des vitrines claires, et également une attention pour les enfants, avec ateliers manuels, accès spéciaux aux vitrines, etc. De temps en temps une belle mosaïque se détache du lot, ou une statuette originale. Le second étage présente quelques pièces de plus grande ampleur mais là encore sans grande harmonie, et surtout avec un manque total de panneaux explicatifs.
Bref, un musée sans aucune unité, ne mettant absolument pas sa (maigre) collection en valeur, et quasi introuvable sur Montjuic. Si encore c'était le seul musée présentant ce type de collection, on pourrait se dire que de toute façon il n'y a pas mieux, mais il se situe à 400m du musée d'art national de Montjuic, et souffre énormément de la comparaison. Ajoutons à ça la ville de Tarragone toute proche et ses musées... je pense que j'aurais payé pour voir ça, je l'aurais eu mauvaise.
Histoire de ne pas rester sur une mauvaise impression, petit détour par la "caixa foundation" sur le chemin du retour, qui a eu le temps de renouveler ses expositions depuis ma dernières visite. Expo photos/films d'un artiste (Hannah Collins) sur Barcelone et sa communauté gitane, puis une autre d'un illuminé (Jonathan Meese) mêlant délires extraterrestres, sexualité et éléments de récupération. Très bizarre, mais finalement assez surprenant, voire marrant. Tout ça me met le déjeuner à 16h00 avant un départ en ville pour un goûter Espagnol : churros amb xocolate Suizo, rue Petritxol afin de bien terminer le week-end :)
Photos :
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080525_Archeo/album.php
Publié le 25/05/2008 à 12:00 par stagebarcelone
Après une soirée non prévue le vendredi, la journée du samedi a été très calme...
9h00, le jour filtrant à travers les fentes du volet me réveille doucement. Le bruit de la pluie n'annonce rien de bon. Je me lève ouvrir légèrement le volet, petit courant d'air frais et confirmation du temps. Je regagne bien vite ma couette en me disant que vu le temps, je suis aussi bien là...
Ayant enfin réussi à m'extraire du lit, fin de matinée courses et rangement, puis décision d'aller visiter les jardins d'Horta prise en début d'après-midi. Aleix et Bérengère traînent sur msn à ce moment là, je leur propose, c'est parti. Donc là, seule connerie de la journée : partir en me disant "ouais, Horta, je vois en gros où c'est, sur place je trouverai bien". Heureusement qu'Aleix était lui aussi en vélo et s'est donc chargé des demandes de direction auprès des piétons pour rejoindre ces fameux jardins. Après 1h30, quelques centaines de mètres de dénivelés divers et une dizaine d'indigènes interrogés (qui parfois n'en savaient pas plus long que nous), nous trouvons le lieu, planqué entre un campus universitaire, une montage et un vélodrome. Va trouver...
Pourquoi aller là ? Les jardins d'Horta sont connus pour être un "parc musée", un peu dans le style Garenne Lemot à Clisson. Issus de l'imagination d'un marquis au début du XIXème siècle, on y trouve des temples vaguement romains, de faux canaux, un faux cimetière, etc. Le tout dans un vallon ombragé, assez humide et semblant à l'écart du monde, quoique pourtant cerné d'habitations.
L'attraction principale est un labyrinthe de cyprès, malheureusement bien endommagé par les visiteur. Nous y entrons, et après quelques culs de sacs réussissons à trouver notre chemin. Les fontaines sont malheureusement à sec pour cause de sécheresse, mais déjà sans ça a de la gueule. A voir avec.
Photos :
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080524_Horta/album.php
Publié le 23/05/2008 à 12:00 par stagebarcelone
C'est un scandale ! les barcelonais hurlent à la sécheresse, commencent à prendre des mesures de restriction d'eau, coupent les fontaines, etc. Depuis quelques semaines, ils importent même de l'eau par bateau, de l'eau de chez nous ! Et tout ça pourquoi ? pour faire danser des coquilles d'œufs sur les jets d'eau des fontaines des patios. J'te jure...
Blague à part, hier c'était la fête de "l'ou com balla", ce qui donnerait de Français "la fête de l'œuf qui danse". Soit. Question à un catalan, c'est quoi la fête de l'œuf qui danse ? réponse : "On fait danser les œufs sur les fontaines". Première impression, il se paye ma tête. L'effet de surprise passée, et mon ami google aidant, je finis par comprendre : le jeudi du corpus christi, une tradition datant de la Renaissance consiste à placer en haut de chaque jet de fontaine une coquille d'œuf vide, qui va donc "danser" en l'air, portée par le jet. Le manière dont la coquille danse déterminerait la prospérité de la ville pour l'année à venir.
Après avoir eu plusieurs échecs en tendant de demander à des gens du coin (donc a priori au courant) la signification de cette tradition, j'ai fait mes propres recherches, aidé par les panneaux explicatifs de la ville et internet. Donc plusieurs solutions :
-> L'œuf symboliserait la représentation de la célébration de l'eucharistie (l'œuf donc), au-dessus du calice (la vasque de la fontaine, décorée pour l'occasion).
-> Image de la plénitude du printemps, éclosion de la fécondité et de la vie qui renaît
-> Beaucoup plus terre-à-terre, la tradition viendrait des nobles de la rue Montcada qui se divertissaient ainsi en attendant le passage de la procession
-> Enfin, explication personnelle : encore un truc mijoté par l'office du tourisme pour attirer encore plus de monde
Si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas à me les soumettre...
Bref, toujours est-il que cette célébration n'a pas eu cette année son ampleur habituelle du fait du temps maussade, et des restrictions d'eau. Ainsi, à chaque jet (je n'en ai vu que deux), une pancarte expliquait que la fontaine fonctionne avec un circuit d'eau fermée, et que la danse de l'œuf se fait donc sans gaspillage. En ce qui me concerne, j'aurai profité du chemin pour aller jouer au hockey pour voir l'œuf des archives de la ville, l'œuf de la cathédrale, et j'aurais pu voir l'œuf de l'hôtel de ville en arrivant 5 minutes plus tôt "ah non monsieur, désolé, on ferme à 20h00, revenez dans un an...".
Album :
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080522_OuComBalla/album.php
Vidéo :
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080522_OuComBalla/films
Publié le 14/05/2008 à 12:00 par stagebarcelone