Devant l'intérêt manifeste de Tunio pour les soirées barcelonaises, voici quand même un compte-rendu de LA nuit de Montjuic, datant déjà d'il y a plus d'une semaine...
Donc petit rappel des faits : après une soirée du vendredi raisonnable, nous venions (Guillaume et moi) de faire une bonne rando vélo de 80 bornes (pas que du plat) sous le cagnard. Descente du train à 19h00 en gare de Sants, et retour apparts comme l'un comme pour l'autre pour souffler un peu.
J'avais repéré la veille sur le net la "nuit de Montjuic", qui en est à sa toute première édition. Pour ceux qui n'ont pas suivi, Montjuic est une colline située à proximité du centre-ville, dominant la mer et toute la zone portuaire. Grosse concentration de musées et surtout site principal des JO de 1992. Le concept pour la nuit de Montjuic : musées ouverts gratuitement avec animations, de même que certains sites sportifs, concerts, etc. Après avoir (un peu) récupéré du tour de vélo, discuté avec les parents et mangé un morceau, je reprends mon vélo pour m'y rendre.
Après l'ascension, direction directement le musée Miro qui, en plus d'être ouvert, propose un petit cocktail. Les autres larrons ne sont pas encore là, j'en profite donc pour repérer les lieux et voir là où il y a de l'ambiance. Le cockatil Miro est assez sympathique, situé sur une terrasse habituellement fermée au public dominant toute la ville, avec les dernières lueurs du soleil couchant. J'y croise des amis du hockey, avant de ressortir pour me rendre vers le musée nationa d'art de la Catalogne où je pense retrouver les autres.
Sur la route, petite halte au musée ethnologique. En temps normal je ne pense pas que je l'aurais visité, mais bon, puisque c'est gratuit... Dommage d'ailleurs sinon j'aurais pu demander le remboursement du billet. Je n'en attendais rien donc je ne peux pas parler de déception, mais quand même... A part l'architecture (et encore, qui a mal vieilli), rien d'intéressant dans la visite. Ce musée joue dans la même cour que celui d'archéologie. J'ai l'impression qu'ils l'ont posé là dans les années 70 et que rien n'a évolué depuis, tant dans l'organisation, les panneaux expicatifs ou les expositions. Il fait en plus une chaleur insupportable, je ressors bien vite.
Je finis par arriver devant le musée national. Une exposition propose les oeuvres de Duchamp, Man Ray et Picabia. Affiche alléchante, malheureusement un peu trop. La file d'attente me décourage. Toujours pas de nouvelle des autres frenchies, je mets le cap vers le stade olympique d'où semble venir du bruit. L'impresison se confirme sur le chemin avec le tir d'un feu d'artifice depuis l'enceinte. Arrivé devant les grilles, l'affaire se complique : les gens semblent bien habillés et surtout, ont tous un petit carton d'invitation. Tant pis, maintenant j'ai l'entraînement, je tente quand même. Coup de fil de Viktor qui arrive au musée, je les rejoindrai plus tard. Tentative d'entrée en faisant l'innocent "ah bon ? fallait une invit' ?". Le vigile me le confirme et me refoule. J'engage la conversation, lui demande où je peux acheter une invitation. Réponse : vous ne pouvez pas. Je ne me laisse pas faire, je passe en mode "gros lourd" : "oui, mais ces gens dans ce cas, comment ils l'ont eue ?" (à noter qu'à ce moment je ne savais même pas ce qui se passait dans ce fichu stade). Bref, au bout de quelques minutes le vigile est très sympa (je pense qu'il devait bien se faire ch*** et est content de discuter avec quelqu'un. Ca se finit par un "bon, entre si tu veux, c'est ok". Ce à quoi je réponds "ok, super, t'es cool, je vais chercher mes amis, on arrive dans 5 minutes".
Retour au musée chercher Guillaume, Bérengère et Viktor puis re-stade Olympique. Nous entrons sans aucun problème et nous installons dans les tribunes. Là, quelques minutes pour comprendre : Il y a en fait deux niveaux d'invitations pour rentrer : La première, celle des "manants", donne juste accès aux tribunes pour regarder la fête. C'est là que nous avons réussi à nous faufiller. L'invitation plus "VIP" donne accès à la pelouse du stade. Au milieu du stade donc, le DJ résident de l'Amnésia (LA boîte d'Ibiza) assure l'ambiance dans le cadre d'une grosse fête organisée par Bacardi, la marque de Rhum. Ambiance un peu irréelle, nous sommes en haut des tribunes. A nos pied, une foule sous des lumières rouges qui remplissent l'enceinte du stade. Par-dessus les tribunes, Barcelona by night, avec les projos du spectacle son et lumières des fontaines de Montjuic.
Vers une heure, le DJ laisse la place à un spectacle assuré par la troupe ayant réalisé la cérémonie d'ouverture des JO de 1992. Style un peu "Royal de luxe" avec un géant qui vient faire un tour, des figures aériennes réalisées par des grappes humaines suspendues à une grue, etc. Fin du spectacle, nous quittons les tribunes et le stade un peu navrés de ne pas avoir pu aller vraiment DANS la fête, mais être restés à l'écart. Direction la piscine olympique découverte qui propose des bains nocturnes avec massages et orchestre de jazz. Nous abandonnons en voyant la file d'attente. La nuit ne fait encore que commencer (il n'est que 1h00) et nous ne savons pas trop quoi faire. Puis nous nous rappelons nos incrusts dans la soirée JetAirlines, la soirée GStar, et en concluons que ce serait vraiment dommage d'échouer à LA soirée Bacardi. Reste juste à mettre au point un plan d'attaque.
Ici, hors de question d'escalader l'enceinte. Les murs d'un stade olympique, c'est un peu haut. Une faille dans le dispositif, il ne faut pas trop y compter, l'enceinte n'a rien d'une passoire. Un seul point d'accès, qui est l'entrée des athlètes. Nous nous y rendons pour faire le point sur place. Arrivés là, l'accès est canalisé par des barrières, et contrôlé par deux niveaux de vigiles. Ca commence à sentir le roussi pour nous... Des gens sortent pour quitter la fête, Viktor leur demande si ils ont encore leur ticket d'entrée, réponse négative, les tickets sont déchirés à l'entrée. Bref, nous sommes sur la pelouse à ne pas trop savoir que faire, sinon rentrer chez nous. A ce moment un groupe de personnes vient vers nous guidé par ceux à qui nous avons demandé leurs tickets, sur le thème "si si, c'est eux qui cherchent à entrer". Léger moment de stress ne sachant pas trop à qui nous avons affaire. "C'est vous qui cherchez à entrer ?" Ils n'ont pas l'uniforme des vigiles, alors bon, grillés pour grillés... "Bah... oui, pourquoi ?". Réponse : "nous on s'en va, mais ils nous ont donné des coupons de sortie pour si on veut revenir. Vous les voulez ?". BINGOOOOO ! Bref, c'est munis non seulement de billets de "sortie" qui nous permettent d'entrer mais également de tous leurs coupons de boisson non utlisés que nous entrons dans LA soirée du weekend. Petit tour au bar pour aller chercher nos cocktails Bacardi (Mojito, Cubana) avant de profiter de l'ambiance jusqu'à la fin de la soirée. Les verres sont en plastique, mais assez sympas. Les gens les jettent à terre une fois la boisson finie. J'ai mon gros sac à dos, Bérengère également. Bref, vous aurez compris... on a maintenant de quoi monter un bar à cocktails :D
Retour maison à 3h00 du mat' (oui, c'est tôt mais bon) après une nouvelle soirée de référence. Prochaine étape, Camp Nou ?
Photos :
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080707_NitMontjuic/album.php
Vidéos :
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080707_NitMontjuic/videos/MOV02286.avi
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080707_NitMontjuic/videos/MOV02290.avi
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080707_NitMontjuic/videos/MOV02307.avi