Publié le 08/04/2008 à 12:00 par stagebarcelone
Pour bien commencer le Week-end, rendez-vous avec tous les étudiants du labo le vendredi soir au "Puerto Plata", restaurant de spécialités cubaines à 21h00. C'est apparement leur QG, repas de groupe assuré : on paie un prix fixe et ils nous servent ce que l'on veut, dans la quantité qu'on veut (ou du moins, assez largement pour que tout le monde abandonne avant la fin). Plats de pâtes, viandes en sauce, butifarras, bananes grillées, pommes de terres.... Que du bien diététique. Avec ça, bière et sangria à volonté. D'ailleurs les verres espagnols ont un comportement étrange : ton verre est vide, tu tournes la tête deux secondes, il est à nouveau plein... Bizarre... Suite du repas avec le déssert, la boisson offerte (whisky, cocktails... en ce qui me concerne je crois que j'ai bien fait d'opter pour un soda), puis boisson chaude.
Sortie du restau, la groupe se sciende entre ceux qui rentrent se coucher et ceux qui continuent la soirée. Je fais partie du second groupe. Après une course de bicing (le Vélib' barcelonais) à l'arrêt le cap est mis sur le Barri Gothic, quartier de la vieille ville. Une vieille chaise à roulettes est dénichée dans une poubelle ce qui permet aux plus délurés de s'amuser encore un peu plus, fonçant au passage sur un autre groupe de jeunes.
Nous finissons par rejoindre un pub en sous-sol, très vaste. Je goûte au "Calimocho" au cours d'un jeu dont je ne suis pas sûr d'avoir compris toutes les règles... Retour à l'appart et dodo vers 4h00 du mat'. Je me réveille curieusement à 8h45, en pleine forme , prêt pour les excursions du Week-end.
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080404_PuertoPlata/album.php
--
Publié le 02/04/2008 à 12:00 par stagebarcelone
Depuis ma première ratée (souvenez-vous, le délicieux gratin micro-ondes) j'ai réussi tous mes plats, à mon grand étonnement. Ce soir, c'est la fin de la série. A première vue, on pourrait dire (et encore...) "oh, le beau fondant au chocolat". L'ennui c'est qu'à la base c'est sensé être un cake. Donc vous avez sous les yeux une part du cake chocolat/orange/coco que je destinais à mon dessert de ce soir. Résultat : le dessus a cramé, et l'intérieur n'a pas cuit.
Maigre consolation : la crème anglaise parfumée à la vanille est réussie, c'est toujours ça. Le cake/fondant est un peu lourd, mais ça reste bon, quoique pas tout à fait aussi bon que ç'aurait dû l'être...
Publié le 31/03/2008 à 12:00 par stagebarcelone
Dimanche, j'ai rendez-vous à 10h00 avec une bande d'écolos pro-vélo pour une excursion vers la mer. Le rendez-vous est fixé à la place de la mairie d'une commune de la périphérie de Barcelone (Sant Boi). Je mets mes affaires de plage dans le sac sans grande conviction, regrettant plutôt de ne pas avoir d'imperméable. La météo elle a dit : pluie toute la journée. Il fait plutôt beau pourtant mais ça ne va sans doute pas durer.
Dans les couloirs du métro, je remarque que leur système d'horloge est déréglé : tous les écrans indiquent l'heure avec une heure d'avance. Pas pratique pour connaître celle de ma rame, mais les horaires semblent calqués d'une heure à l'autre. Pas de problème, je serai à temps à mon rendez-vous. 9h55 je suis sur la place de la mairie de Sant Boi.
10h00 personne. 10h05, toujours personne. Pas grave, c'est la fête du village, j'en profite pour faire le tour des stands. L'attraction majeure semble être le concours de broderie : une bonne centaine de mamys affairées à la tâche, très concentrées. Ca semble être un concours de longue haleine puisque des bénévoles sont en train de les ravitailler en petits gateaux. 10h10 retour vers le point de ralliement, toujours personne. J'assiste à la danse des géants (chaque ville semble posséder au moins son couple de géants, qui sortent pour les fêtes traditionelles) sur fond de musique populaire. L'accord des chalumeaux est limite choquant mais l'ambiance est là. 10h15, les géants s'éloignent, toujours personne. Je pars à la recherche de l'association bicibaix pensant les trouver-là, je ne réussis qu'à revenir à mon point de départ pensant m'en éloigner. 10h30, toujours personne, j'abandonne.
Cette fois-ci, pas question de me faire couilloner comme le week-end dernier : j'évite soigneusement les panneaux étiquetés "autovia" ou "autopista " (pire) de même que toute direction sur un fond bleu. Du coup je réussis à trouver une route traversant un espace naturel protégé, entre champs d'oliviers et zones de marais. J'arrive enfin sur une route connue en bord de mer.
Sur les ponts passant au-dessus de cette route je remarque des gens semblant attendre quelque chose, tous appareils photos au poing. Aux dernières nouvelles Zapatero est à Madrid, la reine d'Angleterre fait toujours des misères à la mode mais à Windsor et la papamobile (à 16 soupapes, je sais, elle est éculée, mais je l'aime bien celle-là) est toujours au parking de l'institut de gériatrie du Vatican. Donc ce n'est pas pour ceux-là qu'ils sont à attendre. Seule solution : c'est pour moi ! Je ne tarde pas à éliminer cette hypothèse devant le peu de ferveur que mon passage suscite. Je m'arrête donc demander ce qui se passe, ou ce qui va se passer. Il s'agit d'un rallye historico-automobile où de vieilles guimbardes vont (ou tentent d'aller) de Barcelone à Sitges. C'est le cinquantième anniversaire de la manifestation, donc encore plus d'intérêt sans doute. Le gars m'indique que le cortège est attendu entre 12h00 et 14h00. Je regarde ma montre, il est 11h15. Soit tous ces gens n'ont vraiment rien à f***** de la journée, soit ils sont vraiment patients et fanas de vieilles voitures.
J'ai envie de jeter un oeil au rallye mais ne vois pas la nécessité de les attendre dès maintenant. J'emprunte donc un sentier parallèle longeant la mer, sous des bois de pins, pas désagréable. Au bout du sentier, je m'aperçois que le cortège, fourbe, en a profité pour me dépasser par l'axe que j'avais quitté quelques kilomètres auparavant (par la droite en plus). Une Austin ferme la marche, perfide Albion... En tout cas les spectateurs avaient raison d'être en avance.
Enfin bon, c'est bien beau une voiture début de siècle (pas celui-là, l'autre), mais ce n'est pas fait pour la montagne. Or, de Castelldefells à Sitges, c'est 10kms de route en lacet, je tiens ma revanche... Pendant une bonne partie du chemin, je chambre une cortège de Seat 600 (réponse ibérique à la Fiat 500) qui me re-chambre en me re-dépassant, etc, etc. Quand les spectateurs n'ont pas de voiture à applaudir ils m'encouragent, ambiance bon enfant, promis, juin 2009, je me fais l'Alpe d'Huez. Je laisse les conducteurs croire que c'est pour eux quele public est là, mais bon, je sais bien que... :D Je finis par gagner contre mon cortège de Seat 600 à l'entrée de Sitges. Il faut dire qu'elles n'ont pas été aidées par les performances de la de Dion Bouton les précédant. Pause repas, puis après-midi plage. Au fait, pour ceux qui ne savent pas, petit cours pratique de météo Espagnole : "Temps pluvieux toute la journée" se traduirait en France par "22°, beau soleil, léger voile nuageux en fin d'après-midi".
Retour vers la gare de Sitges pour prendre mon billet pour Barcelone, toujours gratuit, sympa. L'horloge de la gare déconne elle-aussi, décidement, tout est en avance aujourd'hui. Arrivé à l'appart, je lance l'ordi pour relever les mails. L'insolent avance aussi d'une heure ! Petite vérification grâce à mon ami google... VIVE l'HEURE D'ETE !
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080331_Cotxes/album.php
Publié le 31/03/2008 à 12:00 par stagebarcelone
Après plusieurs tentatives infructueuses, je me suis dit que ce week-end, ce serait la bonne : je veux voir une des maisons Gaudi. Le palau Guell ouvre à 10h00, j'y suis à 9h30, juste à temps pour prendre ma place dans la queue qui est en train de se former. Ce n'est ni la plus belle maison, ni celle dont la visite semble la plus intéressante mais elle a tout de même un avantage : son accès est gratuit (ce qui, à Barcelone, est plutôt rare...).
10h00 ouverture des portes. Je comprends pourquoi la visite est gratuite, le palais est en travaux. Une pancarte nous informe que la visite ne comporte que la façade (ils sont gonflés de l'inclure, on la voit de la rue), le hall (en fait une bonne occasion pour nous orienter vers le magasin de souvenirs) et le sous-sol, seule partie vraiment intéressante. J'exagère un peu, petite particularité du hall : On marche sur des pavés en bois. L'ayant remarqué je cherche l'explication dans le petit guide fourni : c'est pour étouffer le bruit des voitures attelées (ou des premières automobiles) entrant dans le palais. La classe...
Descente vers le sous-sol par un plan incliné qui servait aux chevaux, les sous-sols étant les anciennes écuries. Visiblement les chevaux étaient bien traités à l'époque. Dans un recoin, une présentation vidéo-projetée du reste du palais. Fond sonore, première suite pour violoncelle de Bach, lumière tamisée, ambiance apaisante... Pour un peu j'en oublierais presque le rythme de fou de la vie Barcelonaise, un étage au-dessus. Les piliers sont disposés selon un arrangement régulier mais on des formes souvent différentes ce qui donne des clés de voûtes très étranges. Enfin bon, ça fait plus d'un siècle que ça tient, il n'y a pas de raison que ça me tombe sur la tête.
Sortie du palais, je retrouve la rambla. Il est maintenant 11h00, elle commence déjà à être envahie. Petit détour par le marché de la Boqueria que je connais déjà, mais je n'y étais encore jamais passé avec mon appareil photo. Barcelone a plusieurs grands marchés répartis dans la ville. Pas de surprise, on y trouve essentiellement des produits frais : légumes, fruits, poissons, viande. Sant Josep de la Boqueria donc est LE marché du centre, LE marché qui donne sur la rambla... bref, le marché envahi par les touristes (je me compte dedans, hein...) où tout est deux fois plus cher qu'ailleurs. Il faut voir le bon côté des choses : les marchands sont conscients de l'attrait de l'emplacement et donc font tout pour mettre les étals en valeur : pyramides de fruits, colliers de piments, etc, etc.
Petit détour sans trop y croire par la Pedrera. Peine perdue, la fin de la matinée approche et une queue estimée à 2h00 s'étend sur le trottoir.
Samedi aprem : courses (toujours les fraises à 1 euro le kilo), puis parcours de tous les magasins de la ville pour chercher LE blouson d'été que j'ai repéré dans la première boutique d'une chaîne de vêtements, mais évidement ils n'avaient pas ma taille et c'est une fin de série... Périple terminé trois heures et moultes kilomètres plus tard par l'achat d'un autre modèle... qu'ils avaient dans le premier magasin. Ca m'aura toujours permis de faire le tour des centres commerciaux de Barcelone.
La librairie PHP dont j'ai besoin n'étant semble-t-il toujours pas installée sur le serveur, je crois que je vais publier ce billet maintenant, tiens...
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080330_Guell/album.php
Publié le 31/03/2008 à 12:00 par stagebarcelone
Ce devait être un petit week-end pépère, pour se reposer tranquillement... Bon, c'est raté. Peut-être le week-end prochain. Bref, trop de choses pour tout mettre en un post, je vais répartir tout ça en fonction de ma motivation...
Fin de semaine, repas traditionel catalan jeudi soir chez un ami. Calçot sauce piquant, pan amb tomata, butifarra... Super bon, digestion difficile. Vendredi aprem, grand moment quand il a fallu expliquer à la coiffeuse comment je voulais mes cheveux.
Samedi matin, le week-end commence bien : Un livreur sonne à la porte, ce sont les cloches de Pâques qui passent :) Merci les cloches !!!
Publié le 27/03/2008 à 12:00 par stagebarcelone
Début de semaine amputée par le lundi de pâques, donc seulement quatre jour. Hier, première bonne surprise : un étudiant fête son anniversaire, donc offre jus de fruits et viennoiseries lors de la pause petit-déjeuner. Au moment de retourner bosser une étudiant m'invite à partager sa pause café, ce ne serait pas galant de refuser, donc re-pause petit-déjeuner... ça c'est une semaine qui commence bien !
Aujourd'hui, encore plus fort. A 11h00, les étudiants passent les uns après les autres devant tout le reste de la promo pour présenter en quelques minutes le but de leur projets transversaux. Je suis bien sûr invité, d'autant que mon stage est présenté également comme tel. Du coup, cette fois-ci, c'est le labo qui paie le petit déj. Royal. La présentation se termine à 14h30, heure du repas donc. 15h00, je suis de retour au taff. Tout va bien donc, puisque ça me laisse une heure avant le début d'une conférence à laquelle je veux assister.
16h00 conférence : Le vice-président d'Intel est de passage au labo et nous gratifie d'une causerie d'une petite heure où il aborde les principaux projets de recherche de la firme. Il a le bon goût de le faire en anglais, tout de suite, je comprends beaucoup plus de chose que pendant les 2h30 de présentation en catalan du matin. Petits moments savoureux quand il déclare que "c'est bien beau, quatre coeurs, mais quand les logiciels ne suivent pas, ça ne sert à rien", "Il faut bien avouer que les ordis sous Linux sont globalement plus rapides que leurs équivalents sous windows" et quelques autres perles du même accabit. Séance questions/réponses, et retour dans mon bureau. Il est 17h00, mon heure de débauche habituelle, mais là j'ai quand même quelques scrupules. Je continue à bosser un peu plus tard pour compenser... puis je rentre tenter une nouvelle recette mais bon, je la garde pour moi, sinon Chache va encore dire que je cherche à vous narguer :P
Demain matin, réunion avec les personnes de mon projet, ça risque d'être plus studieux. Demain soir, je suis invité chez des amis de la fac pour un repas de "calçon", légumes catalans ressemblant à des oignons qu'on n'aurait pas laissé pousser, et récoltés avec la tige. Sans doute une virée en ville ensuite, et il ne restera plus qu'une petite vingtaine d'heures... avant le week-end :D
Pour ce qui est du projet, ça avance plutôt bien, bizarrement d'ailleurs vu la semaine sainte semi-fériée, le week-end de Pâques, et ce début de semaine fulgurant. La rétro-ingénierie et biblio de l'outil de sondage est faite, et le machin prêt à générer, lancer, et récolter les réponses. Reste à le déployer sur un serveur et le tester. Ensuite, les autres phases du projet. Donc je n'aurai "plus qu'à" réaliser une interface Java, choisir et implémenter les analyses statistiques avec R, faire le lien avec Java, et aussi un peu de XML pour une manipulation orientée OLAP des tableaux croisés. M'enfin ça va se faire, j'y vois déjà plus clair qu'il y a quelques temps...
Publié le 27/03/2008 à 12:00 par stagebarcelone
Pourquoi les routes elles montent ?
Suite de ma découverte des environs de Barcelone. Lors de ma virée au Tibidabo, j'avais repéré la "Carretera de les aigües", un large sentier parcourant toute la chaîne de Collserola sur l'Ouest de Barcelone. Objectif du jour : parcourir ce chemin de bout en bout. Je pars à l'assaut par le milieu, route du Tibidabo. Aux 3/4 de l'ascension, je bifurque pour le sentier. Je le suis vers son extrémité Nord, sans aucun problème. Petite pause à mi-chemin, sur la crête, où je découvre la montagne de Montserrat. Elle se dresse toute seule, au milieu d'une plaine. Elle semble toute proche, mais est tout de même à 40kms. Ce n'est pas pour aujourd'hui, mais elle est déjà au programme des futures excursions. J'atteins l'extrémité Nord du sentier sans problème.
Demi-tour, et cap plein Sud. Et là c'est le drame. Je ne comprends pas comment, mais je me plante de chemin. Le temps de m'en rendre compte, j'ai déjà descendu une partie du versant Ouest de Collserola et franchi un autre col. En descente, ça va super vite. Je n'ai plus trop le choix, je suis le chemin qui n'en finit pas de descendre. Je finis pas arriver dans une vallée avec un petit torrent. De la montagne à gauche, à droite, devant, derrière. Barcelone a complètement disparu... Je finis par trouver une route et un parking où on m'indique la direction de Barcelone tout en me souhaitant bonne chance. J'ai rapidement compris pourquoi. Il ne me restait en effet que 10kms de route, sans pente hallucinante mais constante, et surtout le vent dans la tronche tout du long... Je finis par revenir sur la crête de la chaîne de Collserola et retrouve mon chemin. Fin du parcours sans problème. Je gagne même un superbe coucher de soleil avec les couleurs rasantes sur Barcelone, auquel je n'aurais pas assisté sans m'être perdu. En tout cas, la balade tranquille pour me reposer les jambes après la visite de Tarragone s'est transformée en raid aventure dans la forêt vierge (comment ça j'exagère ?). La vraie recette des pâtes carbo à l'italienne (sans crème) va me redonner le moral. Il faudra que je reteste avec de la vraie charcutaille à la place des lardons et avec un petit chianti. M'enfin, on fait avec ce qu'on a.
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080323_Aigues/album.php
Lundi matin, je jure que ce sera une journée repos. Départ en train pour Sitges, station balnéaire à 40 bornes de mon chez moi. Suite à des perturbations importantes de la ligne Barcelone Sitges pendant les derniers mois, le voyage est gracieusement offert aux usages. Sympa. 45 minutes plus tard, je suis arrivé.
Détour par l'office du tourisme où je comprends pourquoi je n'avais rien trouvé sur les musées et monuments historiques de Sitges sur le net : il n'y en a pas. Enfin si, trois musées sans thème clairement identifié, et qui de toute façon sont fermés en ce lundi de Pâques. Ce n'est pas grave, il fait trop beau pour s'enfermer. Je me ballade sans but dans les ruelles, je découvre tranquillement le vieux village. Une galerie d'art est ouverte, je sympathise avec le peintre, un petit vieux avec lequel je parle de tout et de rien pendant 5 minutes, de ses peintures, de Barcelone, de la mer, d'Erasmus... Le vieux village fait penser à certaines photos de Grèce, les maisons blanches, les petites ruelles. En tout cas la station semble être un refuge pour barcelonais friqués fuyant la capitale pour le week-end, ou les vacances.
Pause déjeuner traditionel catalan en terrasse avec lecture du journal,pas désagréable de souffler un peu. Les derniers nuages étant chassés par le vent, je me pose sur une petite plage le temps de chopper les premiers coups de soleil de la saison. Plage déserte, ciel bleu, mer turquoise.
17h00, il est temps de penser à rentrer. Et là, je ne sais pas ce qu'il m'est passé par la tête. Peut-être le fait de voir une pancarte indiquant Barcelone par route départementale et d'avoir le vent dans le dos. Enfin bref, je choisis de bouder le train pour un retour en vélo. La toute première partie du trajet : que du bonheur : une petite route à flanc de montagne surplombant la mer. Les voitures ne me frôlent pas de trop près à l'exception d'un con qui me fait une queue de poisson en klaxonnant, un joli "F" sur la plaque d'immatriculation. Rhaaa, ces étrangers... Au détour d'un lacet, c'est le drame. J'aurais du me méfier, depuis quelques minutes je n'avais pas beaucoup pédalé, signe que la pente s'était au moins stabilisée, voire penchait maintenant en ma faveur. Au détour de ce lacet donc, vue imprenable sur les prochains kilomètres de route : une belle ligne droite, montée continue à flanc de montagne. Seule la fin de la motée était invisible. Plus trop le choix de toute façon, bah j'étais content en arrivant en haut. Les kilomètres suivants sont bien plus sympathiques : grande descente, puis du plat sur des kilomètres. La suite l'es bien moins : Les 10 derniers kilomètres se font sur une voie express, visiblement ouverte aux vélos bien que je n'ai croisé aucun autre cycliste ('sont pas fous les gens du coin, ils savent, eux). Donc 10kms de slalom entre voies d'accès, changements de direction, de bretelles, etc. Vu la tête des automobilistes, ils sont surpris de me voir ici. Bizarrement, aucun coup de klaxon.
Arrivée à 19h30 à Barcelone, complètement naze, mais franchement content de ma journée, et du week-end tout entier d'ailleurs.
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080324_Sitges/album.php
Publié le 25/03/2008 à 12:00 par stagebarcelone
Lu ce matin, sur le blog des exilés finlandais :
"Mais son pote Fabrice ne veut pas le laisser partir sans avoir mangé. Il a donc sorti le confit de canard que sa maman lui a confectionné et envoyé par la poste; on n’a vraiment plus faim, mais il faut goûter!"
Donc au cas où ça donnerait des idées :
Sr. don Nicolas Martin
rambla del Brasil, 44 2-2
08028 BARCELONA ESPANA
J'accepte bien sûr tout type de denrées périssables ou non, du moment qu'elles supportent le voyage :D
Publié le 22/03/2008 à 12:00 par stagebarcelone
L'excursion prévue à Tarragone pour le vendredi a été reportée au samedi, anniversairede Sergio oblige. Le train régional m'y emmène ainsi que mon vélo, 1h15 de voyage et j'arrive à la gare. Première halte au marché pour le pain du sandwich de midi (et du soir), direction le front de mer pour le repas.
Je commence la visite par l'amphithéâtre romain, moitié sculpté dans la roche et moitié construit en briques. Découvert au XIXème siècle lors de fouilles il comporte sur sa piste les restes d'une basilique chrétienne, bâtie là en souvenir des martyrs bouffés par les lions. Ambiance sympathique...
Je franchis les murailles romaines / médiévales pour un tour dans la vieille ville. Un peu partout on peut y voir des fragments de l'ancien mur d'enceinte, des restes d'édifices romains, etc. Je finis par le chemin de ronde, sur 1km de remparts. Il me conduit tout droit à la cathédrale.
Le cloître est magnifiques, beaucoup plus grand que celui de la cathédrale de Barclone mais avec une galerie moins imposante et en même temps bien plus belle. La cathédrale (choeur roman, nef gothique) n'est pas exceptionnelle mais ses chapelles latérales (fin gothique / baroque) en jettent. Le trésor exposé amène à se demander à quoi sert la quête...
Je laisse Tarragone pour une petite virée hors de la ville, à la recherche du pont du diable, un des deux aqueducs qui amenaient l'eau à la cité romaine. Après avoir demandé mon chemin et fait du slalom entre les bagnoles sur des bretelles d'autoroutes (ils klaxonnnent vraiment pour un rien, ces espagnols...) je finis par trouver l'aqueduc. Sorte de pont du gard en miniature à la différence que l'entrée du site est libre et qu'on peut le traverser (à condition de ne pas avoir le vertige).
Balade sur des chemins VTT à la rechercher d'un monument funéraire romain que je n'ai jamais trouvé. Les chemins étant franchement mauvais je finis par abandonner, je n'aurais pas l'air malin avec un pneu crevé. Retour à Tarragone où je m'arrête à la gare demander les horaires du dernier train pour Barcelone. Il est déjà 17h00 et je n'ai pas envie de faire le retour en vélo. Petite incompréhension (première réponse : "bah c'est celui qui est à quai, il part maintenant", avant de comprendre que la guichetière m'indiquait le prochain train et non le dernier). Dernier départ à 21h30 ce qui me laisse encore un peu de temps.
Direction la nécropole et le musée "paléo-chrétien" (du moins c'est comme ça que je traduirais). Là pas de bol, la nécropole et le musée sont fermés pour préparer une grande expo. J'ai tout de même accès à une salle avec les plus belles pièces. Chance, mon billet me donne du coup droit au musée d'archéologie mais il est 18h00 et je voudrais jeter un oeil à la procession de 18h30.
J'ai raté la procession des pénitents la veille, mais il y en a une autre (plus petite) le samedi. Je ne sais pas trop à quoi elle correspond dans le calendrier religieux d'ailleurs... Je retourne à la cathédrale puis suis la foule pour aller à la rencontre du cortège. C'est assez impressionant : Tous dans des costumes bizarres, du gosse de 5 ans à l'arrière-grand-mère, tout le monde avec des gueules d'enterrement. Roulements de tambour, cierges, etc. Limite secte...
19h00, je me dirige sans trop y croire vers le musée d'archéologie. Chance, il ferme à 20h30. Des vestiges romains y sont exposés. Au détour d'une pièce je tombe sur la mosaïque aux poissons que je pensais exposée dans un bien plus grand musée, rien que pour elle la visite vallait la peine. Sinon pas de grande surprise : têtes d'empereurs en marbre, quelques vénus, ruines de la muraille, monnaies, amphores, etc.
Retour à la gare, sandwich, et direction Barcelone par l'express de 20h00. Je pensais me lever tôt ce matin pour aller visiter un ou deux musées à Barcelone avant les touristes, je n'ai pas eu le courage de mettre le réveil. Petite constatation au passage : prix moyen d'un musée à Barcelone : 7 euros. A Tarragone : 2 euros...
Album de la visite :
http://nico.mart.free.fr/barcelone/20080322_Tarragona/album.php
Publié le 21/03/2008 à 12:00 par stagebarcelone
Toujours dans la série "c'est pas parce qu'on est à l'étranger qu'il faut manger que des conserves"...